Sept mois après le naufrage du super-yacht Bayesian, qui a coûté la vie à sept personnes, les opérations de sauvetage ont commencé au large de la Sicile. Les enquêteurs espèrent que la carcasse du navire leur fournira des indices cruciaux pour élucider les circonstances de cette tragédie survenue lors d’une tempête.
Le 14 août dernier, un groupe de 22 personnes se trouvait à bord du Bayesian, propriété de Mike Lynch, surnommé le « Bill Gates britannique ». Parmi eux figuraient sa fille Hannah, âgée de 18 ans, ainsi que Jonathan Bloomer, président international de Morgan Stanley, et son épouse Judy. L’avocat américain Chris Morvillo et son épouse Neda étaient également présentes en plus du chef cuisinier Recaldo Thomas. Tous trouveront la mort lorsque le yacht sera frappé par une violente tempête et sombrera à près de 50 mètres sous les eaux.

Des opérations particulièrement complexes
La récupération de l’épave s’annonce délicate. Elle repose sur la barge Hebo Lift 2, dotée d’un pont couvert et d’équipements spécialisés tels que des drones sous-marins et un véhicule télécommandé. Ce processus complexe impliquera une évaluation minutieuse des méthodes techniques appropriées pour assurer une récupération sécurisée. Marcus Cave, directeur du cabinet TMC Marine supervisant ces travaux, a déclaré : « La mobilisation ce consortium spécialisé dans le sauvetage fait suite à une évaluation détaillée ».
Une fois localisé avec succès, le navire sera remonté grâce à un bras articulé pouvant atteindre jusqu’à 83 mètres. Pour faciliter cette opération, il sera nécessaire d’abattre le mât principal pesant environ 24 tonnes.
Un nouveau départ pour l’enquête ?
Les procureurs italiens ont ouvert une enquête pour homicide involontaire concernant cet incident tragique. Le capitaine James Cutfield ainsi que deux membres britanniques d’équipage sont actuellement mis en examen. Cette enquête vise notamment à déterminer si des erreurs humaines ont été commises ou si des facteurs extérieurs ont contribué au naufrage.
Si les conditions météorologiques sont favorables, les travaux devraient prendre entre 20 et 25 jours et coûter aux assurances proches de 30 millions d’euros.
Cette catastrophe rappelle la vulnérabilité même des yachts luxueux face aux forces implacables de la nature tout en soulignant l’importance cruciale d’encadrer juridiquement l’industrie nautique afin d’éviter que des drames similaires ne se reproduisent dans le futur.