L'ordonnance présidentielle contre Jenner & Block a été jugée inconstitutionnelle

Vendredi, un juge a déclaré inconstitutionnel le décret exécutif de Donald Trump visant le cabinet d’avocats Jenner & Block. Cette décision marque une victoire importante pour l’entreprise et souligne les limites des actions présidentielles face aux droits constitutionnels.

  • Un juge a déclaré inconstitutionnel le décret de Donald Trump visant Jenner & Block.
  • John Bates, juge de district, a annulé l'ordonnance qui révoquait les autorisations de sécurité des avocats et examinait leurs contrats gouvernementaux.
  • Jenner & Block a exprimé sa satisfaction suite à cette décision, affirmant défendre farouchement ses clients.
  • Autres décisions judiciaires similaires ont été prises contre d'autres cabinets d'avocats.

L’ordonnance présidentielle contre Jenner & Block a été jugée inconstitutionnelle

Annulation du décret exécutif

Le juge de district John Bates, nommé par l’ancien président George W. Bush, a annulé un décret visant Jenner & Block qui révoquait les autorisations de sécurité des avocats et ordonnait un examen de leurs contrats gouvernementaux. Dans sa décision, Bates a estimé que « l’ordonnance soulève des sourcils constitutionnels à plusieurs reprises », considérant qu’il s’agissait d’une riposte à un discours protégé.

Le cabinet a exprimé sa satisfaction suite à ce jugement. Un porte-parole a déclaré être « satisfait de la décision du tribunal de renverser de manière décisive une attaque inconstitutionnelle contre le droit de nos clients d’avoir un avocat indépendant ». La déclaration continuait : « Notre décision de lutter contre le décret exécutif devant le tribunal est enracinée dans l’histoire et les valeurs de Jenner & Block : nous défendons farouchement nos clients en toutes circonstances ».

Contexte judiciaire

Cette annulation fait suite à plusieurs autres décisions judiciaires similaires. Plus tôt dans le mois, un autre juge avait bloqué une ordonnance ciblant Perkins Coie, affirmant que Trump tentait clairement de supprimer certains points de vue.

D’autres décrets touchant les cabinets Susman Godfrey et Wilmer Hale ont été temporairement suspendus alors que leurs légitimités sont toujours examinées.

Dans ses interactions avec le ministère américain de la Justice lors des audiences relatives au cas, Bates avait mis en doute les arguments avancés par Richard Lawson, affirmant notamment : « Donnez-moi une pause » lorsqu’il était question des prétendus motifs discriminatoires évoqués contre Jenner & Block.

Cible spécifique : Andrew Weissmann

Le décret ciblait également spécifiquement Andrew Weissmann, ancien procureur principal dans l’enquête sur les liens entre Donald Trump et la Russie menée par Robert Mueller en 2016. L’ordre caractérisait la carrière professionnelle de Weissmann comme étant « enracinée dans le gouvernement armé et les abus de pouvoir ».

Bates a qualifié cet acte ainsi que son contenu comme une forme manifeste repris par Trump, ajoutant qu’il pourrait être nécessaire d’empêcher « le dommage » envers Jenner & Block si cela se reproduisait à l’avenir.

Ce développement pose désormais la question du respect des droits fondamentaux face aux mots employés au sommet du pouvoir politique et ouvre sur une réflexion concernant l’influence potentielle d’un système judiciaire impartial pour préserver ces protections essentielles.

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