Alexandre Desplat à Cannes : une triple présence et une passion pour la musique de film
Le compositeur français Alexandre Desplat, reconnu comme l’un des plus grands au monde, s’illustre cette année au 78e Festival de Cannes avec deux films en compétition : « The Phoenician Scheme » de Wes Anderson et « Les Aigles de la République » de Tarik Saleh. En parallèle, il a animé une leçon de musique avec son ami Guillermo del Toro, mettant en lumière sa passion pour le cinéma.

Une expérience cinématographique inoubliable
Interrogé sur son expérience à Cannes, Alexandre Desplat déclare : « Je crois qu’il y a une année où j’en avais trois ou quatre. C’était un peu embarrassant parce que je montais les marches du Palais des festivals tous les soirs. J’étais un peu ennuyé ». Au fil des ans, il s’est habitué à cette situation et exprime sa joie d’être présent lors des premières mondiales dans ce cadre prestigieux.
En évoquant ses souvenirs marquants, il fait référence à plusieurs films dont « Tree of Life » et « Moonrise Kingdom », soulignant que chaque première est une fête pour un amoureux du cinéma.
Une collaboration singulière avec Wes Anderson
Lorsqu’on lui demande comment se déroule son travail avec Wes Anderson, Desplat répond : « Il n’y a pas de liberté avec Wes Anderson, ça n’existe pas ». Bien qu’étant conscient que chaque projet requiert une approche collective, il explique que l’« instrumentarium » est établi dès le début. À partir de là, il crée mot par mot la musique qui caractérisera le film. Concernant leur dernier projet commun, il précise : « Oui, c’est un peu plus sombre. Mais sinon, il cherchait une synchronisation absolument parfaite ».
Une connexion profonde avec Tarik Saleh
Sur son partenariat avec Tarik Saleh pour « Les Aigles de la République », Desplat évoque leur affinité immédiate. « C’est un homme très solaire », dit-il des talents du réalisateur égyptien. Son lien personnel aux arts égyptiens grâce à son père renforce également leur collaboration : « Il y avait des artefacts égyptiens à la maison ».
Desplat souligne avoir voulu éviter les clichés musicaux liés au thriller d’action et privilégier l’authenticité sans forcer l’intégration d’éléments culturels étrangers alors même qu’ils sont présents visuellement dans le film.
Partager l’amour du cinéma
Enfin, concernant sa récente collaboration avec Guillermo Del Toro lors d’une leçon magistrale donnée ensemble au festival, Desplat déclare que cette démarche découle d’un désir partagé : « Nous avons juste essayé de partager notre amour du cinéma et de la musique ».
La présence remarquée d’Alexandre Desplat à Cannes témoigne non seulement de son indéniable talent mais aussi d’une véritable passion pour cet art qui unit tant les créateurs que les spectateurs dans une célébration continue du 7e art.