La dernière adaptation cinématographique de Stephen King, The Long Walk, met en lumière les dangers physiques associés à des efforts extrêmes, comme marcher pendant 24 heures à trois miles par heure. Un médecin a expliqué les conséquences sur le corps en cas de surmenage physique prolongé.
Le film réalisé par Francis Lawrence explore un monde dystopique où 100 adolescents doivent participer à une marche mortelle. Ceux qui tombent en dessous de ce rythme sont « ticlés », c’est-à-dire retirés du concours par des soldats. Dans cette adaptation, le rythme exigé a été abaissé de quatre milles à trois milles par heure par Stephen King lui-même.

Déshydratation
La première conséquence d’un tel défi serait la déshydratation. Même à un rythme de marche, le corps perd des quantités importantes de liquide. sans l’apport fluide et le remplacement des électrolytes fréquents, la déshydratation s’installe rapidement, prévient le Dr Suzanne Wylie, généraliste et conseillère médicale pour Iqdoctor.
Hanches et jambes
D’un point de vue musculo-squelettique, marcher pendant si longtemps engendrerait également des blessures aux jambes et aux hanches. Les muscles de la jambe et de la hanche subiraient une tension extrême, même les athlètes bien conditionnés développeraient probablement douleur et inflammation, explique le Dr Wylie.
Rhabdomyolyse
L’une des complications les plus graves serait la rhabdomyolyse, qui pourrait se produire suite à un effort excessif. Le Dr Wylie ajoute que cela survient lorsque les fibres musculaires se décomposent, entraînant une insuffisance rénale aiguë. Une telle condition pourrait mettre gravement en danger la vie du participant.
Glycémie
L’hypoglycémie est également un risque important si l’apport calorique est inadéquat : les symptômes peuvent inclure une sensation de faim, pouvant provoquer des convulsions ou faire tomber les gens inconscients, alerte le Dr Wylie.
Autres problèmes
Enfin, elle souligne que la tension cardiovasculaire est un risque inquiétant durant cet exercice étendu sans repos adéquat. D’autres impacts notables incluent confusion et mauvaise coordination résultant d’une privation de sommeil accrue. Il n’y a tout simplement pas moyen qu’un humain normal puisse maintenir 3 mph pendant 24 heures sans subir d’importantes conséquences, conclut-elle.