Les travailleurs font face à une augmentation drastique des coûts de déjeuner, impactant leur bien-être et leur productivité. Un rapport d’eZCater révèle que les employés dépensent en moyenne 108,68 $ par semaine pour leurs déjeuners professionnels, tandis qu’un nombre significatif d’entre eux saute des repas pour économiser.
- Le coût des déjeuners a augmenté de 23 %, atteignant en moyenne 108,68 $ par semaine.
- De nombreux employés sautent des repas pour économiser, ce qui nuit à leur productivité.
- Les jeunes générations ressentent une culpabilité accrue à prendre leur pause déjeuner.
- Cela peut avoir des effets négatifs durables sur la santé et la performance au travail.

Hausse du coût des déjeuners
Selon le dernier rapport d’eZCater, les employés américains dépensent désormais 108,68 $ par semaine pour leurs déjeuners de travail, marquant une hausse significative de 23% par rapport à l’année précédente où la somme était de 88 $. Cette étude a été réalisée auprès de 1 000 employés à temps plein en juin 2025.
Comportement alimentaire impacté
L’inflation croissante ne touche pas seulement l’épicerie et le loyer ; elle influence également les choix alimentaires des travailleurs. De nombreux employés renoncent au déjeuner. Près d’un sur cinq choisit intentionnellement de sauter un repas pour réduire ses dépenses.
Robert Kaskel, vice-président des ressources humaines chez eZCater, a déclaré : « Nos données montrent que les travailleurs affamés sont mauvais pour les affaires : 43% mettent plus de temps à accomplir leurs tâches, 38% déclarent être directs avec leurs collègues, et 25% évitent d’interagir avec leurs pairs ».
Les jeunes générations particulièrement affectées
Le rapport met également en lumière que ce comportement est particulièrement fréquent parmi les milléniaux et la génération Z. Ces derniers sont non seulement plus enclins à sauter leur déjeuner mais ressentent aussi une culpabilité accrue lorsqu’ils prennent une pause. L’étude révèle que la génération Z est ainsi 110% plus susceptible de penser que leur patron désapprouve leur pause déjeuner par rapport aux générations précédentes.
Kaskel ajoute : « Lorsque vos plus jeunes employés se sentent coupables de prendre leur pause déjeuner, c’est un gros signal d’alarme ». Il attire l’attention sur les effets néfastes du fait de négliger ces moments essentiels qui pourraient nuire à la performance générale des entreprises.
L’impact sur la productivité
Des études antérieures démontrent qu’une heure régulière consacrée au déjeuner contribue non seulement à limiter l’absence au travail, mais améliore également la satisfaction professionnelle et l’attitude envers son emploi.
À une époque où le rythme effréné mène certains salariés à considérer le fait de sauter le déjeuner comme un gage d’efficacité immédiat, il devient évident qu’une main-d’œuvre épuisée ne peut maintenir sa productivité durablement.
La question se pose donc : si prendre un repas devient un luxe inaccessibles dans nos lieux professionnels modernes, quels sacrifices cela entraînera-t-il sur le long terme ?