Le PDG de Databricks déclare que l'AGI existe déjà, alors que la Silicon Valley ajuste ses objectifs

Vers une redéfinition de l’intelligence artificielle : Ali Ghodsi se prononce sur l’AGI et la superintelligence

Lors d’une conférence organisée par Goldman Sachs, le PDG de Databricks, Ali Ghodsi, a déclaré que l’Intelligence Artificielle Générale (AGI) est déjà atteinte, mais que la Silicon Valley continue de repousser les objectifs vers une superintelligence. Selon lui, cette obsession pour la superintelligence est « mal orientée ».

Le PDG de Databricks déclare que l’AGI existe déjà, alors que la Silicon Valley ajuste ses objectifs

Dans le cadre de son intervention lors de la conférence Communicopia + Technology en septembre 2023, Ghodsi a soutenu que des systèmes tels que les chatbots IA remplissent déjà les critères définissant l’AGI. Il a précisé : « Tout le monde disait oui, mais nous avons continué à déplacer les poteaux ». Cela démontre selon lui un frein à la reconnaissance des avancées déjà réalisées.

Il a également critiqué l’objectif collectif d’atteindre une superintelligence qui excelle au-delà des capacités humaines. Ghodsi a indiqué que les entreprises devraient plutôt tirer parti de ce qui existe avec l’AGI : « AGI a tout ce dont nous avons besoin pour pouvoir automatiser et créer les agents [.] Nous devons juste faire le travail ennuyeux ».

L’enthousiasme autour des progrès technologiques semble avoir ralenti ces derniers mois. Pour Ghodsi, il devient « de plus en plus difficile de tirer parti du prochain modèle géant pré-entraîné » , avec aucun avancement significatif observé dans des modèles récents comme GPT-5 ou Claude 4.

Le débat sur la superintelligence

Les déclarations de Ghodsi sont intervenues alors qu’un débat croissant anime l’industrie sur la nécessité même d’une superintelligence artificielle. Mustafa Suleyman, PDG de Microsoft AI et cofondateur de DeepMind, considère cette quête comme un « anti-objectif », notant qu’une telle intelligence serait difficile à contrôler et aligner sur nos valeurs fondamentales.

Suleyman énonce sa vision d’une « superintelligence humaniste » ancrée dans les intérêts humains. À contrario, certains leaders technologiques persistent dans leurs ambitions vers une telle innovation. Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, affirme que son entreprise s’oriente directement vers cette avenue sans renoncer à l’AGI et envisage une victoire en matière d’invention scientifique avant 2030.

Pour sa part, Demis Hassabis, autrefois chez Google DeepMind, projette également un avenir où l’AGI pourrait s’intégrer dans notre quotidien mondialement intégré sous cinq à dix ans.

Ce débat met en lumière non seulement le chemin parcouru par l’industrie mais aussi ses divergences fondamentalement stratégiques quant aux futures directions du développement technologique et éthique lié à l’intelligence artificielle.

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