Les Birkins d’Hermès en vente sur le marché secondaire : un sujet de mécontentement pour Axel Dumas

Lors de la Fashion Week de Paris prévue en mars 2024, les nouvelles préoccupations du PDG d’Hermès, Axel Dumas, autour de la vente des sacs Birkin sur des plateformes de revente ont été mises en lumière. En effet, ces ventes compromettent la relation entre Hermès et ses véritables clients, selon Dumas.
Axel Dumas a exprimé son mécontentement lors d’un appel aux investisseurs après les résultats du deuxième trimestre. Il a déclaré : « Je tire un visage et je ne suis pas content » à propos des nouveaux sacs observés sur les marchés secondaires. Selon lui, ces ventes nuisent à l’expérience client dans leurs boutiques, car « parfois, nous avons de faux clients qui viennent dans nos magasins pour les acheter, pour les revendre ».
La popularité croissante du Birkin a également entraîné une prolifération de contrefaçons. Ces derniers mois, une version du sac proposée à 78 $ par Walmart est devenue virale sur TikTok. Koyaana Redstar, authentificatrice de sacs vintage déclarait que l’achat d’un sac pour le revendre était souvent peu rentable : « Je pense que beaucoup de gens entreront dans Hermès ou Chanel puis viendront nous pour le vendre ». Cependant, elle relève qu’il est possible d’investir judicieusement dans certains modèles classiques.
Le sac Birkin reste emblématique depuis son lancement en 1984 et se vend plus de 10 000 dollars aux États-Unis. Malgré ces préoccupations liées aux revendeurs, Hermès continue d’afficher des résultats financiers solides avec un chiffre d’affaires trimestriel record atteignant 8 milliards d’euros, soit 9,13 milliards de dollars, représentant une augmentation de 8% par rapport à l’année précédente.
Alors qu’Hermès prospère sans être impacté par la crise du luxe qui frappe LVMH – dont la baisse des revenus atteint 4% au premier semestre 2025 –, le cour des actions d’Hermès a connu une légère baisse ce mercredi avec un recul à -4.5% après heures.
Cette situation soulève ainsi des questions quant à l’avenir du marché secondaire pour les grands noms du luxe et leur interaction avec leurs clients assidus face à la montée des reventes non autorisées.