Le PDG de Stripe évoque l’utilisation d’outils d’IA pour la recherche, mais pas pour l’écriture

Patrick Collison, le PDG de Stripe, a récemment partagé son avis sur l’utilisation des outils d’intelligence artificielle (IA) dans un entretien. Bien qu’il apprécie ces technologies pour effectuer des recherches factuelles, il refuse toutefois de les utiliser pour rédiger du contenu. Il s’est exprimé lors d’une discussion avec Michael Truell, le PDG de Cursor.
Dans cet entretien publié sur YouTube, Collison a expliqué qu’il se sert principalement des outils comme Grok de Xai « pour répondre aux questions factuelles ou empiriques ». Il utilise cet outil en mode voix pendant sa lecture, lui permettant ainsi de poser des questions à haute voix. Selon ses propres mots : « Les réponses sont très utiles ».
Cependant, lorsque vient le temps d’écrire, Patrick Collison estime que ces outils ne répondent pas à ses attentes. « Je souhaite qu’ils soient utiles pour écrire », a-t-il déclaré. Pourtant, il finit souvent par être « insatisfait de l’écriture qu’ils produisent ». Ce manque de satisfaction provient selon lui du fait que les styles générés par ces modèles manquent de personnalité et de flair personnel. À ce sujet, il a précisé : « Mon style personnel diffère du style personnel […] des modèles ».
Ces réflexions viennent rejoindre celles partagées par d’autres figures influentes dans le secteur technologique. Par exemple, Dan Shapero, le directeur des opérations chez LinkedIn, avait déjà exprimé la nécessité d’un apport humain dans la rédaction malgré l’aide proposée par les chatbots.
Par ailleurs, plusieurs dirigeants tech ont commenté leur usage quotidien des outils d’IA. Satya Nadella (Microsoft) utilise Copilot pour résumer ses messages et préparer ses réunions. Sam Altman (OpenAI) admet avoir recours à ChatGPT même dans sa nouvelle vie parentale afin de se renseigner sur le développement infantile. De son côté, Jensen Huang (Nvidia) adopte une approche éducative en utilisant ces programmes comme tuteurs.
Les enquêtes sur l’impact réel de l’intelligence artificielle soulèvent donc un débat essentiel : jusqu’où peut-on automatiser certaines tâches sans perdre la touche humaine qui rend chaque création unique ?