Juliette Binoche, présidente du jury de la 78e édition du Festival de Cannes, partage ses réflexions sur les dérapages, son parcours d’actrice et les défis de la célébrité dans une récente interview. Loin des conventions, elle souligne l’importance de la sincérité et du contrôle en tant qu’artiste.
Le Festival de Cannes : sincérité et non-conventionnalité
Le Festival de Cannes est un endroit où il faut être sincère et non conventionnel.

En 1985, lorsqu’elle a fait sa première apparition pour « Rendez-vous », elle ne connaissait pas bien ce monde mais s’y est plu avec simplicité.
Guidée par sa mère
J’avais comme référence ma mère, une amoureuse de l’art. Ce soutien m’a aidée à rester concentrée sur ma passion pour le cinéma sans être attirée par ces dérives.
Facettes autodestructrices
J’ai des parties de moi qui sont destructrices. Mais j’essaie de comprendre qui je suis.
Rôle d’actrice primée
Je ne veux pas être enfermée dans un statut d’étoile. Cela serait un enfermement que je refuse d’accepter.
Dénonciation des abus
Dire la vérité ne nuit pas mais libère. J’ai ouvertement critiqué certaines figures du cinéma français concernant leur comportement inapproprié envers les femmes avant même que le mouvement #MeToo n’émergée.
Vulnérabilité et exigence artistique
Tout le temps. Il n’y a pas de force sans vulnérabilité. Ma vision artistique se construit autour d’une exigence profonde envers mon art ainsi qu’une quête incessante vers l’humilité.
Rapport complexe avec le public
Je ne pense pas avoir de public. Les gens prennent un moment pour venir au cinéma et j’espère qu’ils en ressortent transformés.
Juliette Binoche incarne une forme d’engagement authentique face aux défis artistiques contemporains tout en restant fidèle aux valeurs profondes qui régissent sa vie professionnelle.