Après la perte de mon père, ma vie à Shanghai, en Chine, m'a aidé à me reconstruire

Un retour aux racines à Shanghai après la perte de son père

Après le décès de son père en 2017, Maria Hsin a décidé de renouer avec ses racines chinoises en s’installant temporairement à Shanghai. Bien qu’elle ait grandi à Los Angeles dans une famille multiculturelle, cette expérience lui a permis d’explorer sa culture et l’héritage de son père, tout en affrontant les défis que représente l’apprentissage du mandarin.

  • Maria Hsin a vécu à Los Angeles avec un père chinois et une mère mexicaine.
  • Après la mort de son père en 2017, elle est allée à Shanghai pour se reconstruire.
  • Dans sa jeunesse, elle n'avait pas appris le mandarin et ne connaissait pas bien sa famille chinoise.
  • À Shanghai, elle a travaillé comme professeur d'anglais et a découvert la ville vibrante.

Après la perte de mon père, ma vie à Shanghai, en Chine, m’a aidé à me reconstruire

Un parcours familial marqué par deux cultures

Maria Hsin a grandi à Los Angeles avec un père chinois et une mère mexicaine. Alors qu’elle parlait couramment anglais et espagnol, elle n’a pas eu l’occasion d’apprendre le mandarin dans son enfance. Ce manque de connexion avec ses origines était particulièrement présent chez son père qui ne partageait pas souvent ses souvenirs passés.

Lors d’un voyage en Chine pour la première fois en 1987, elle se rappelle avoir dormi dans la maison familiale de son père et rencontré des membres inconnus de sa famille. Pour Maria Hsin, ces moments ont été cruciaux pour forger un lien avec ses racines : « Dormir dans la maison de la famille de mon père, rencontrer des parents pour la première fois. a marqué le début de ma connexion avec Shanghai ».

Une reconnexion tardive avec son père

La relation entre Maria Hsin et son père s’est rétablie lentement après leur divorce lorsque elle était à l’université. Elle évoque des souvenirs précieux comme celui du Thanksgiving chinois, où un cousin cuisinait du crabe au gingembre. Cependant, après qu’il ait subi un AVC paralysant sa parole, Maria s’est consacrée à prendre soin de lui durant les deux dernières années de sa vie.

Son décès en 2017 a laissé Maria sur un chemin d’exploration personnelle. Deux ans plus tard, elle est retournée à Shanghai : « Je sentais qu’à tout moment je tournerais un coin et le heurterais », témoignant ainsi du fort lien émotionnel qu’elle entretenait envers lui.

Shanghai comme nouvelle maison

Dès janvier 2023 jusqu’à mi-2023, Maria travaille comme professeur d’anglais à Shanghai. Elle s’est tournée vers ce poste tant pour fuir le coût élevé de la vie californienne que pour sortir d’un passé triste : « Je me suis retrouvée à Shanghai. j’ai travaillé comme instructrice ». À travers cette expérience professionnelle, elle a découvert une ville vibrante : « La facilité et les options pour se déplacer m’ont rendu la vie incroyablement pratique ».

Elle apprécie particulièrement les balades tranquilles dans les petites rues au milieu du tumulte urbain : « Le vieux Shanghai s’attarde toujours – attendant patiemment de raconter ses histoires ». Ainsi que goûter aux délices locaux tels que les petits pains vapeur ou encore grignoter des Shao Bing.

Malgré toutes ces expériences enrichissantes, alors qu’approchait la fin de la période assignée sur place, elle se sent résignée face à son départ imminent vers les États-Unis, laissant derrière elle ce lieu vibrant qui est devenu un second chez-soi : « Mais je ne me sentais pas prête à partir ».

Cette quête personnelle met en lumière non seulement le parcours individuel mais aussi comment l’héritage culturel peut influencer notre identité même à travers plusieurs générations.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.