Tragédie à Santa Fe : les derniers jours de Gene Hackman et Betsy Arakawa révélés par l’enquête
De nouveaux documents judiciaires dressent un tableau poignant des dernières heures de Gene Hackman et de son épouse Betsy Arakawa, retrouvés sans vie le 26 février dernier à leur domicile isolé près de Santa Fe, au Nouveau-Mexique. Alors que la cause du décès de Gene Hackman, 95 ans, a été déterminée comme étant naturelle une semaine après celle de son épouse, la tragédie met en lumière les signes alarmants d’isolement et de maladie.

L’enquête du shérif local révèle une préoccupation grandissante chez Betsy Arakawa dans les jours précédant sa mort. Les recherches sur son ordinateur montrent qu’elle s’inquiétait pour sa santé. Des requêtes telles que « Covid et vertiges », « nez qui saigne et grippe », ainsi que des recherches sur des « symptômes du virus » témoignent d’un réel malaise. Le 10 février, elle annule un rendez-vous pour un massage en raison de l’état grippal présumé de son mari et commande plusieurs bouteilles d’oxygène via Amazon. Le jour suivant, elle tente d’obtenir une consultation médicale à domicile.
Atteinte d’Alzheimer
Betsy Arakawa souffrait d’Alzheimer. Selon ses filles, l’acteur ne savait ni utiliser le téléphone ni envoyer un e-mail. Son état préoccupant se traduit par des signes avancés de désorientation ; le rapport d’enquête rapporte qu’il n’a jamais cherché à appeler à l’aide tant sa situation semblait délicate. Lorsqu’il a été retrouvé séparé dans une autre pièce du foyer, son corps présentait déjà des marques évidentes de décomposition avancée.
L’enquête confirme également la présence détectable du hantavirus, maladie transmise par les excréments de rongeurs dont était atteinte Betsy Arakawa. Ce virus a été trouvé dans plusieurs structures annexes sur leur propriété : trois garages, deux maisons invitées ainsi que divers cabanons étaient infestés par ces nuisibles. À noter qu’un technicien chargé du contrôle des nuisibles devait intervenir le jour même où les corps ont été découverts.
Cette tragédie rappelle l’importance cruciale des réseaux sociaux familiaux souvent fragilisés ici par l’éloignement géographique et sanitaire imposé durant ces dernières années.