En pleine ménopause, plus d'une femme sur quatre souffre de troubles fréquents du sommeil

Les premières Assises de la ménopause se tiennent ce jeudi 15 octobre à Paris, où l’hôpital Foch de Suresnes a dévoilé les premiers résultats d’une étude selon laquelle 27,3 % des femmes ménopausées souffraient de troubles du sommeil. Les auteurs appellent à une « évolution de leur prise en charge ».

En pleine ménopause, plus d’une femme sur quatre souffre de troubles fréquents du sommeil

Organisées à Paris Santé Campus, ces Assises sont l’occasion, selon le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, pour le gouvernement de prendre de nouveaux « engagements » en faveur d’une meilleure prise en charge. L’enjeu est de taille, puisque quelque 17 millions de femmes de plus de 45 ans sont concernées par la ménopause, qui correspond médicalement à l’arrêt définitif des menstruations et à la fin de l’activité ovarienne.

Or, ces femmes se retrouvent « bien seules » face à « des informations contradictoires », et à des professionnels qui, souvent, « faute de formation, ne proposent pas de prise en charge », soulignait en 2025 un rapport de Stéphanie Rist, alors députée macroniste. La ménopause peut entraîner des symptômes invalidants, ainsi que le risque de pathologies futures, comme l’ostéoporose, des risques cardiovasculaires ou cognitifs.

Des troubles du sommeil fréquents

Parmi les problématiques majeures figure le manque de sommeil. Selon une étude menée depuis un an et demi par l’hôpital Foch de Suresnes auprès de plus de 4 000 femmes, 27,3 % d’entre elles, soit plus d’une sur quatre, présentent des « troubles fréquents » du sommeil. Les chercheurs précisent que, « en périménopause, les chances statistiques de présenter de tels troubles sont environ deux fois plus élevées que chez les femmes non ménopausées, soit 13,3 cas supplémentaires pour 100 femmes en valeur absolue ». Ces résultats ont été dévoilés ce jeudi par franceinfo.

Les auteurs plaident pour une évolution de la prise en charge. « Une consultation consacrée à cette période ne devrait pas uniquement porter sur les cycles, les hormones ou les bouffées de chaleur, mais permettre d’explorer l’ensemble des dimensions susceptibles d’affecter la santé et la qualité de vie des femmes », écrivent-ils.

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