Choc et responsabilités : un rapport accablant sur la tragédie d’Itaewon
Un rapport du gouvernement sud-coréen, publié ce jeudi, met en lumière les manquements qui ont mené à la tragédie d’Itaewon, où 159 personnes ont perdu la vie lors d’un mouvement de foule le 29 octobre 2022. Le document souligne notamment que le déménagement du bureau de l’ancien président Yoon Suk Yeol a contribué au manque flagrant de policiers présents lors de cet événement.

Un drame inattendu
La nuit d’Halloween 2022, des milliers de jeunes étaient rassemblés dans le quartier populaire d’Itaewon. Mais cette soirée festive s’est tragiquement transformée en cauchemar lorsqu’un mouvement de foule s’est produit dans une ruelle bondée. Selon les rapports, seulement 137 policiers étaient mobilisés face à un public estimé à 100 000 personnes présentes. Les victimes ont été piétinées et écrasées dans une ruelle étroite, malgré plusieurs appels alertant sur les risques avant même le drame.
L’inaction des autorités a rapidement suscité l’indignation. En effet, le ministre de l’Intérieur Lee Sang-min avait controversé en déclarant qu’une augmentation des forces policières n’aurait pas forcément évité cette tragédie. De son côté, Yoon Hee-keun, chef de la police nationale a reconnu des erreurs dans l’évaluation de la situation.
Rapport Accablant pour Yoon Suk Yeol
Le rapport récemment publié établit une responsabilité directe concernant l’ancien président Yoon Suk Yeol. Il révèle que son déménagement vers le district de Yongsan a conduit à rediriger une importante part des effectifs policiers vers la gestion des manifestations près de sa nouvelle résidence plutôt qu’à Itaewon pendant cet événement crucial.
Appels Ignorés : Une négligence inacceptable
Les résultats montrent également que le commissariat local a reçu 11 appels d’urgence relatifs à un risque imminent d’écrasement durant les quatre heures précédentes ; ceux-ci sont restés largement ignorés. La police n’a même répondu qu’à un seul appel tandis que les autres ont été mal enregistrés comme si elles avaient été prises en compte par les autorités.
Le rapport épingle aussi l’inefficacité des commandants locaux à se rendre rapidement sur site lors des premiers moments critiques qui suivaient immédiatement le début du drame.
Comme convenu avec leur engagement envers leurs concitoyens après cet incident choquant, Yoon Suk Yeol avait déclaré : « Je suis désolé pour les familles endeuillées qui souffrent après une tragédie indescriptible ». Au total, 62 fonctionnaires publics, dont 51 policiers et 11 membres du gouvernement métropolitain ainsi que du bureau du district de Yongsan font actuellement face à des mesures disciplinaires.
Deux décès supplémentaires liés directement aux conséquences politiques post-tragédie sont notifiés: celui d’un agent décédé par suicide et celui d’un pompier engagé dans les opérations sauvetage.
Face à ces révélations troublantes assurément porteurs lourds tant émotionnellement que politiquement pour la Corée du Sud actuelle se pose désormais question essentielle : Comment garantir dorénavant la sécurité publique lors d’événements festifs ?