Le premier slasher du cinéma d'horreur : de Psycho à Halloween

Le slasher est un sous-genre de l’horreur qui a marqué des générations de cinéphiles. Les débats sur celui qui est considéré comme le premier véritable film slasher persistent, mais quatre œuvres se distinguent dans cette discussion : *Psycho*, *Black Christmas*, *The Texas Chain Saw Massacre* et *Halloween*. Chacun de ces films a posé les fondations et développé des tropes essentiels pour le genre.

Psycho a posé les bases des icônes du slasher

Sans conteste, le film *Psycho* d’Alfred Hitchcock est l’un des plus influents dans le domaine de l’horreur. Sorti en 1960, ce long-métrage a horrifié et choqué les spectateurs grâce à ses images provocantes et violentes. La scène emblématique de la douche a particulièrement marqué les esprits avec sa puissance dramatique.

Le premier slasher du cinéma d’horreur : de Psycho à Halloween

Dans *Psycho*, le personnage central, Norman Bates, incarne la définition basique d’un tueur dans un film slasher. Cependant, il ne répond pas complètement aux critères typiques du genre : Bates n’est pas une figure surnaturelle ou mythique mais plutôt un homme bipolaire capable d’actes violents. En revanche, son choix de victimes se limite à celles qui s’arrêtent à son motel, ce qui diffère largement des tueurs emblématiques à grandes échelles.

Halloween tire son inspiration de Black Christmas

Contrairement à bien d’autres films du même genre, *Black Christmas*, sorti en 1974, n’a pas donné naissance à une franchise florissante. Il n’a été refait qu’en 2006 puis en 2019 sans suite directe. Néanmoins, ce film établit plusieurs éléments que nous associons aujourd’hui aux slashers classiques : il suit un groupe d’étudiantes poursuivies par un meurtrier.

*Black Christmas* peut être vu comme un précurseur spirituel au célèbre *Halloween* réalisé par John Carpenter quelques années plus tard. Bob Clark, réalisateur original du film précité, avait partagé une idée discutée avec Carpenter au sujet d’une éventuelle suite : « Je pensais que cela pourrait se dérouler l’année suivante avec un personnage ayant échappé d’un établissement psychiatrique pour retourner chez lui ».

Cette suggestion présente déjà des similitudes avec l’intrigue de *Halloween*. Cependant, Clark souligne que c’est surtout Carpenter qui a conçu l’univers autour du titre même du film. Cela soulève la question quant à savoir si Carpenter s’est inspiré indirectement de cette œuvre précédente lorsque qu’il a créé son propre chef-d’œuvre.

Leatherface a également redéfini le jeu d’horreur avant Black Christmas

Avec sa sortie peu après celle de *Black Christmas*, *The Texas Chain Saw Massacre* introduit un méchant devenu emblématique : Leatherface. Le personnage rappelle certains traits communs avec Norman Bates tout en ajoutant une nouvelle dimension aux tropes du slasher grâce à sa brutalité extrême.

Tout comme Norman Bates, Leatherface est avant tout un homme — certes très dangereux — mais néanmoins humain. Bien qu’il soit responsable d’horribles meurtres utilisant macabrement les restes humains pour ses propres fins artisanales, il ne sélectionne pas arbitrairement ses victimes ; celles-ci sont généralement liées par accident ou par curiosité intrusives envers sa sinistre demeure familiale.

L’unicité qui définit ce film réside dans le fait que Leatherface travaille souvent en collaboration avec sa famille meurtrière et subit leur pression ainsi que leurs abus psychologiques. Ce phénomène familial ajoute une profondeur tragique au personnage principal car il devient également la victime pris au piège des horreurs familiales dirigeant leurs activités criminelles.

Divers débats font rage sur l’identité du premier slasher

Tous ces aspects montrent bien pourquoi les discussions concernant l’identification précise du premier véritable slasher continuent encore aujourd’hui ! Chaque œuvre citée – *(Psycho)* , *(The Texas Chain Saw Massacre)* , *(Black Christmas)* , et *(Halloween)* – joue finalement un rôle crucial dans la structuration contemporaine du genre tel que nous le connaissons actuellement.

Certainement entre chaque débat théorique existe aussi différentes écoles pensant avoir raison quant aux divers impacts culturels apportés paresseusement par chacun des ces réalisateurs pionniers dont l’héritage perdure jusqu’aux productions modernes telles que nous avons pu commencer ensemble ici!

Entre interviews de stars et critiques de films, je vis au rythme des festivals et des avant-premières. Amateur de musique et de bonne cuisine, j’aime mêler glamour et authenticité dans mes récits.