Ursula von der Leyen déclare l’impossibilité d’un accord commercial avec les États-Unis avant le 9 juillet.
- Ursula von der Leyen affirme qu'un accord commercial avec les États-Unis est impossible avant le 9 juillet.
- Elle explique que la complexité des échanges rend difficile l'atteinte d'un accord complet dans ce laps de temps.
- Un accord en principe pourrait être atteint d'ici la date limite.
- Les tarifs douaniers instaurés par Trump ont eu des effets négatifs sur l'économie européenne.

Lors d’une conférence de presse à Aarhus, en présence des leaders européens, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé qu’il était « impossible » de conclure un accord commercial détaillé avec les États-Unis d’ici la date limite fixée par le président Donald Trump. Elle a expliqué que la complexité et le volume des échanges rendent difficile l’atteinte d’un accord complet dans ce laps de temps.
Un délai insuffisant pour un accord complexe
Dans ses déclarations, Ursula von der Leyen a précisé que l’UE et les États-Unis pourraient convenir d’un « accord en principe » d’ici le 9 juillet. Elle a déclaré : « C’est une tâche énorme car nous avons le plus grand volume commercial à l’échelle mondiale entre l’Union européenne et les États-Unis, 1,5 billion d’euros, très complexe et une quantité énorme. »
L’ancienne ministre allemande a également souligné que conclure un tel accord aussi rapidement est irréaliste : « En effet, ce que nous visons est un accord de principe. Parce que je veux dire, un tel volume en 90 jours, un accord en détail, impossible. »
Les conséquences des tarifs douaniers
L’Union européenne se retrouve parmi les principales victimes des nouvelles mesures tarifaires instaurées par Trump depuis avril dernier qui ont introduit des droits de douane de 20% sur certains biens importés. Von der Leyen avait alors qualifié ces tarifs de « coup majeur à l’économie mondiale », entraînant selon elle des effets « désastreux » pour millions personnes.
En réponse à cette situation tendue, Donald Trump avait suspendu temporairement ces augmentations tarifaires pendant 90 jours, permettant ainsi aux négociateurs américains et européens espérer trouver une issue favorable.
Cependant, dans son approche musclée envers l’Europe concernant le commerce international, Trump avait initialement décrété au mois de février précédent ces événements une taxe additionnelle sur toutes les importations en acier et aluminium pouvant atteindre jusqu’à 25%, déclenchant alors une série de représailles commerciales dont l’UE a été largement impactée.
Un appel constructif entre dirigeants
Le soutien exemplaire entre Ursula von der Leyen et Donald Trump pourrait permettre d’aplanir certaines tensions commerciales. Après avoir spéculé sur une augmentation possible du taux tarifaire pour atteindre 50%, le président américain s’était ravisé lors d’un échange téléphonique avec von der Leyen où il lui aurait accédé à reporter la date butoir du 1er juin au 9 juillet.
Revenant sur cet engagement commun lors d’une conférence tenue peu après leur discussion téléphonique importante du mai dernier, Paula Pinho – porte-parole de la Commission européenne – a confirmé : « Von Der Leyen et Trump avaient accepté de reprendre les négociations commerciales. »
Alors que peu ou pas de commentaires ont été fournis par la Maison Blanche ou la Commission européenne suite aux annonces récentes, il demeure crucial pour plusieurs acteurs économiques globaux que pragmatisme prime afin d’éviter toute escalade conflictuelle inutile dans les relations transatlantiques.