Andrew Moo, 33 ans, a quitté l’Australie pour la Chine afin de se reconnecter avec ses racines. Après avoir obtenu son diplôme en marketing et entreprenariat, il s’est installé à Guangzhou sans parler un mot de chinois. Treize ans plus tard, il est devenu entrepreneur à Shanghai où il a cofondé une agence créative et ouvert deux restaurants.

- Andrew Moo a quitté l'Australie pour la Chine pour se reconnecter avec ses racines chinoises.
- Il est devenu entrepreneur à Shanghai, cofondant une agence créative et ouvrant deux restaurants.
- Arrivé à Guangzhou, il a ressenti un choc culturel mais s'est rapidement intégré.
- Il a lancé Yaya, un bar à pâtes fusionnant saveurs italiennes et chinoises, et Goodman, célèbre pour ses hamburgers smash.
Un retour aux sources
Originaire de Perth et issu d’une famille australienne de quatrième génération, Andrew Moo raconte comment sa connaissance de ses racines chinoises était limitée depuis son enfance. Son arrière-grand-père avait immigré du Guangdong en 1889 à la recherche d’une vie meilleure.
« Au moment où mes parents m’élevaient, nous ne parlions pas le chinois ni ne célébrions aucune tradition culturelle », explique-t-il. Cette identité l’a conduit à déménager en Chine à l’âge de 21 ans après avoir observé ses amis embrasser leurs origines asiatiques.
Les débuts en Chine
Arrivé à Guangzhou, Moo a initialement ressenti un choc culturel profond. Pour lui qui n’avait jamais mis les pieds en Chine continentale auparavant et qui ne connaissait même pas la langue locale, cela représentait « une autre planète ». Cependant, ce nouvel environnement l’a captivé.
Il se souvient : « Je me suis fait des amis et j’ai rapidement appris comment fonctionne la vie chinoise ». Ce goût pour les découvertes culturelles l’a poussé à chanter lors d’un gala devant 2 000 personnes six mois après son arrivée.
Naissance d’une passion culinaire
Après être passé par Pékin où il a affiné ses compétences culinaires tout en travaillant dans le marketing numérique et au sein d’un incubateur de restaurant, Moo a eu un virage entrepreneurial décisif. En discutant avec des amis sur leur passion commune pour les pâtes abordables dans un marché saturé par des options coûteuses ou mal préparées, ils ont lancé Yaya, un bar à pâtes fusionnant saveurs italiennes et chinoises en novembre 2020.
« Nous sommes également devenus créatifs avec les pâtes », précise-t-il au sujet des plats proposés comme le ragoût d’agneau aux épices du Xinjiang servi sur pappardelle faite main.
Depuis Yaya, Moo a également ouvert Goodman, célèbre pour ses hamburgers smash.
Un parcours significatif
« Je veux inspirer les autres à explorer leurs racines », déclare-t-il. Aujourd’hui bien ancré dans ce pays qu’il appelle désormais chez lui, Andrew Moo poursuit non seulement sa carrière mais aussi une quête personnelle enrichissante liée à son histoire familiale.