Le réalisateur de Maman, j'ai raté l'avion 2 voit le caméo de Trump comme une malédiction inamovible

Le désamour pour Donald Trump dans Home Alone 2

Le cinéaste Chris Columbus a récemment partagé ses réflexions sur l’apparition de Donald Trump dans Home Alone 2, considérant ce moment comme un poids pour sa carrière. Lors d’une interview accordée au San Francisco Chronicle, il a admis que cette brève apparition était devenue « un albatros » pour lui.

Un caméo devenu embarrassant

Dans le film sorti en 1992, Kevin McCallister, joué par Macaulay Culkin, croise Donald Trump alors qu’il se trouve au Plaza Hotel. À cette époque, Trump possédait déjà cet hôtel emblématique. Columbus a rappelé que c’est en fait Trump qui avait demandé à faire une apparition lors des négociations autour du tournage dans ses locaux.

Le réalisateur de Maman, j’ai raté l’avion 2 voit le caméo de Trump comme une malédiction inamovible

« Je ne peux pas le couper », reconnaît-il avec un certain amusement face aux conséquences potentielles d’une telle décision. Il a ajouté : « Si je le coupe, je serai probablement envoyé du pays ». Cette déclaration souligne les tensions entourant les politiques d’immigration sous l’administration précédente de Trump.

Une originalité contestée

En termes de production cinématographique et bien que plusieurs films aient été modifiés lors des rééditions actuelles dues à l’essor du streaming, Columbus estime qu’un changement aussi significatif serait inacceptable ici. En effet, il ressent clairement que cela entrainerait la fureur de Donald Trump qui aurait déjà contesté la version des faits donnée par Columbus quant à leur collaboration.

Trump avait auparavant mentionné sur sa plateforme Social Truth que Columbus lui « mendiait » une place dans le film et prétendait avoir apporté succès et notoriété au projet. Interrogé sur ces accusations lors de l’interview avec The Chronicle, Columbus s’est indigné : « Que se passe-t-il par l’esprit de ce type ? Mais nous étions désespérés d’obtenir l’hôtel Plaza ».

Le contexte médiatique

Rappelons qu’en 1992, Donald Trump n’avait pas encore atteint le statut mondial dont il dispose aujourd’hui grâce à la télévision et aux réseaux sociaux ; il était principalement reconnu dans certaines cercles new-yorkais comme promoteur immobilier flamboyant ayant acquis l’emblématique Plaza Hotel en 1988 après avoir contracté d’importants prêts auprès d’un consortium bancaire.

Les réflexions récentes de Chris Columbus mettent ainsi en lumière non seulement les défis rencontrés par les créateurs vis-à-vis des figures publiques controversées mais aussi comment une simple apparence pourrait marquer durablement une œuvre cinématographique essentielle pendant Noël.