Les rééditions de films, autrefois en déclin, connaissent une nouvelle popularité sur les écrans. Des classiques comme Star Wars: Le Retour du Sith et Pride et Préjugés se vendent exceptionnellement bien, attirant les spectateurs vers les multiplexes malgré leur disponibilité en formats numériques depuis longtemps.
Les raisons du déclin initial des rééditions
Historiquement, les rééditions théâtrales de films anciens étaient courantes jusqu’aux années 2000. Ces projections permettaient aux amateurs de cinéma d’accéder à des œuvres emblématiques qui n’étaient pas disponibles chez eux. Des studios comme Disney excellaient dans cette pratique. Par exemple, la réédition de Fantastique Voyage en 1990 avait rapporté 2,536 millions d’euros avec seulement 481 salles projetant le film. Toutefois, l’engouement a diminué à mesure que VHS et DVD sont devenus monnaie courante.

La transition vers ces nouveaux formats a été lucrative pour les studios. La dernière grande initiative remonte à La Petite Sirène en 1997; par la suite, même Disney a mis fin à ce modèle rentable face aux revenus générés par la vidéo domestique.
Malgré une brève renaissance des projections 3D dans les années 2010, ces événements restaient limités à quelques séances. Ainsi, peu d’espoir demeurait quant au retour durable des sorties en salle pour les anciens succès.
La nouvelle vague des rééditions théâtrales
Cependant, depuis le début des années 2020, on observe une revitalisation notable des rééditions classiques. Le succès commercial d’une projection IMAX de Interstellar a rapporté 1,52 million d’euros malgré un nombre restreint de salles (321). D’autres titres comme Le Cauchemar avant Noël pour son trentième anniversaire en octobre dernier, ont engrangé 1,025 million d’euros lors de sa ressortie.
Ces films sont désormais présentés selon un format traditionnel : plusieurs séances quotidiennes tout au long de la semaine. Cette approche semble blesser la logique précédente qui se concentrait sur moins d’événements éphémères limités aux week-ends.
Un exemple marquant est celui du film Coraline qui pourrait rapporter jusqu’à 3,362 millions d’euros lors d’une prochaine projection prévue pour août 2024 qui obtient déjà un certain enthousiasme avant même sa sortie.
Pourquoi ce regain d’intérêt ?
Ce changement s’explique par plusieurs facteurs cruciaux :
La pénurie accrue crée une forte demande pour ces anciennes productions visant surtout les jeunes adultes et adolescents admirant la culture cinéphile sur plateformes comme Letterboxd.
« Mettre quelque chose comme Interstellar dans l’IMAX offre clairement aux cinéphiles une expérience qu’ils ne peuvent pas reproduire à domicile », précisément parce que beaucoup ne possèdent plus ou ne peuvent accéder à leurs films préférés aussi facilement qu’auparavant.
Pride et Préjugés ou autres histoires similaires attrayantes pour leur nostalgie collective.
Sur le long terme, les tendances actuelles pourraient signaler un changement majeur vers l’utilisation stratégique des sorties antérieures tant convoitées afin de nourrir baromètre financier hollywoodien largement axé sur ressources éprouvées: « Il semblerait que Hollywood retourne vers sa tactique très lucrative du passé ».
Les alertes prometteuses autour des prochaines projections évoquent ainsi sans aucun doute une amplification notable à venir concernant ce type spécifique d’événement porteur !