Une équipe de cow-boys surveille les vaches dans les Pyrénées face à une épizootie

Dans les hauteurs du village de Counozouls, près des Pyrénées, une quarantaine de vaches doivent regagner leur ferme avant l’hiver. Cependant, un arrêté préfectoral lié à la dermatose nodulaire bovine empêche leur retour, alors qu’une épizootie a déjà touché 140 bovins en Catalogne. Une vingtaine de cow-boys français se sont mobilisés pour guider le bétail et s’assurer qu’il n’est pas contaminé.
Des cow-boys au service du bétail
Sur un paysage automnal splendide, Didier Dubrui et ses camarades travaillent avec calme pour rassembler le troupeau. « On se divise en deux groupes », explique-t-il. « Le premier grimpe en haut de la montagne et fait descendre les vaches, tranquillement. Le second fait la même chose avec celles qui sont en bas pour les faire doucement remonter. » Les méthodes traditionnelles ont été remplacées par cette approche plus douce issue d’un travail collectif entre cavaliers.
Didier Dubrui, ancien directeur d’un centre nautique devenu cow-boy après un voyage aux États-Unis, illustre cette transition. Il raconte : « J’y ai trouvé un style de vie, une philosophie que j’ai emportée avec moi en France ». En Bretagne, il gère un ranch où il élève plusieurs animaux.
Reconnaître les besoins des animaux
Parmi l’équipe se trouve Fabienne Tobie qui explique son approche unique des bovins : « Ma présence rassure les animaux ». Elle a fondé l’association Cheval de ranch et pastoralisme pyrénéenpersuadée que sa méthode moins stressante pourrait être bénéfique pour le bétail. Les premières réticences des éleveurs face à ce mode de gestion ont rapidement laissé place à une acceptation croissante des avantages d’une communication harmonieuse entre humains et animaux.
Les conversations autour du devenir professionnel révèlent également une passion commune pour ce mode de vie. Sébastien Montané témoigne : « Je n’ai plus d’habits civils. Mes fils sont DJ au VIP mais moi je préfère la liberté ».
L’importance du bien-être animal
Alors que tous les bovins étaient finalement regroupés sainement dans la bergerie sans signes visibles d’infection, le travail acharné des cow-boys porte ses fruits. Fabienne ajoute par ailleurs : « C’est juste du ressenti. Les vaches sentent la présence des chevaux et sont plus calmes », soulignant ainsi l’importance d’une approche empathique dans le soin aux animaux.
La journée se termine par un moment convivial où chacun célèbre cet effort commun devant un repas traditionnel français reflet du respect envers chaque instant passé ensemble.
Ces pratiques témoignent non seulement d’un savoir-faire ancestral mais aussi d’un désir constant d’optimiser le bien-être animal tout en maintenant l’harmonie dans cet environnement naturel exceptionnel.