Le scénariste Gary Dauberman a récemment partagé ses réflexions sur le remake américain du film sud-coréen à succès Train to Busan dans une interview avec Comicbook. Il a souligné son intention de préserver l’émotion et la dynamique des personnages qui ont fait le succès du film original tout en adaptant l’histoire au cadre américain.
Une adaptation délicate
Dauberman a été transparent concernant les défis inhérents à cette adaptation. Il a expliqué que la version américaine, anciennement intitulée The Last Train for New York, déplacera l’action d’un train à grande vitesse KTX en Corée vers un parcours ferroviaire plus familier aux Américains. « J’ai grandi à Philly, donc il y a ce couloir. […] C’est impressionnant, l’humanité », a-t-il déclaré.

Le scénariste n’a pas hésité à reconnaître que l’essence du récit allait s’adapter au contexte culturel local. Cependant, il souhaite surtout capturer « l’émotion » et les personnages qui ont marqué le premier film, ajoutant : « Il y a quelques scènes. Vraiment, c’est l’émotion du premier que j’essaie de capturer ».
L’évolution difficile du projet
Malgré un engouement initial pour ce remake lancé après le succès international de 2016, le projet est actuellement dans une phase de stagnation. La production devait être dirigée par Timo Tjahjanto, avec une sortie programmée pour décembre 2023; toutefois, elle a été retirée du calendrier par Warner Bros sans explications claires.
En juillet 2022, face à l’absence d’avancement concret ou d’annonces officielles liées au casting, les incertitudes autour du film se sont intensifiées. Tjahjanto lui-même avait mentionné : « Je suis prêt depuis 2020. lorsque un film est bloqué, ce n’est pas au réalisateur », dévoilant ainsi les complications rencontrées parmi les décideurs des studios.
Un héritage complexe
Le film Train to Busan et sa suite avaient suscité un fort impact culturel grâce à leur exploration des thèmes tels que la classe sociale et le sacrifice humain. Le long-métrage original avait rapporté plus de 98 millions d’euros pour un budget de seulement 8 millions d’euros, ayant reçu une évaluation exceptionnelle de 95% sur Rotten Tomatoes.
L’intention exprimée par Yeon Sang-ho, réalisateur originel qui espère qu’un éventuel remake serait « une création complètement nouvelle », met encore davantage en lumière la pression mise sur Dauberman et son équipe pour livrer quelque chose d’innovant tout en respectant l’héritage laissé par leur prédécesseur.
Ce long processus soulève des questions quant à savoir si The Last Train for New York quittera enfin la gare ou restera coincé pour toujours dans ces limbes créatives. Les passionnés peuvent exprimer leurs avis dans les commentaires autour d’une discussion ouverte et engagée.