Un renard fan de foot, mascotte officieuse d'un club suisse, a été abattu : les supporters en colère

Une vidéo tournée pendant un match de Coupe a conquis la Suisse : on y voit un renard surgir sur la pelouse et s’élancer après le ballon. Ce petit animal, devenu un visiteur régulier d’un club de football jurassien, a pourtant fini sa course sous les balles d’un garde-faune, une décision qui divise désormais le village de Saint-Ursanne.

  • Un renard a surgi lors d'un match de Coupe en Suisse et est devenu populaire auprès des supporters.
  • Il a été abattu par un garde-faune pour des raisons de sécurité et de santé publique.
  • Certains soutiennent que cette décision était disproportionnée et critiquent sa mise à mort.
  • Le père d’un joueur proteste contre la fin brutale de cet animal familier, autrefois perçu comme une mascotte locale.

Un renard fan de foot, mascotte officieuse d’un club suisse, a été abattu : les supporters en colère

Une apparition remarquée en pleine Coupe

La scène s’est déroulée le 15 septembre dernier, lors de la rencontre de Coupe opposant le FC Clos du Doubs au FC Glovelier, à Saint-Ursanne. Alors que les joueurs disputaient la partie, le renard a fait irruption sur le terrain. Il a d’abord couru après le ballon derrière un but, avant de filer à l’approche d’un joueur. L’intrus a suffisamment perturbé la rencontre pour que l’arbitre doive l’interrompre quelques instants, sous les sourires attendris des joueurs comme du public. Plusieurs habitants de la localité et de ses environs ont aussitôt cru reconnaître ce goupil visiblement peu farouche, qui semblait à l’aise au milieu des spectateurs.

Le renard n’a jamais été aussi proche de devenir une star locale. Son attitude détendue en présence des humains lui avait valu une certaine popularité auprès des supporters, qui l’avaient vu rôder régulièrement autour du terrain. Rien ne laissait pourtant présager qu’il ne serait jamais intronisé mascotte officielle du club.

Un abattage qui fait polémique

Le renard a été abattu par un garde-faune, l’équivalent suisse de nos gardes-chasse. Les autorités ont invoqué des risques de morsure et de transmission de maladie, un argument qui n’a pas convaincu tout le monde. Raoul Jaeggi, père d’un joueur du club et ancien député de Bassecourt, s’est indigné de cette décision, qu’il juge disproportionnée. « Le capturer, d’accord, mais pourquoi l’abattre ? Des cages sont à disposition, qui permettent aux gardes-faune de déplacer un animal gênant pour le relâcher ailleurs sans risque », a-t-il déclaré au journal Le Matin.

Furieux, il a rédigé un texte de protestation adressé au Ministère public de la République et Canton du Jura. Il y déplore la mise à mort d’un canidé accoutumé à la présence humaine, qui fréquentait régulièrement le bord du terrain du village, aussi bien pendant les matchs que pendant les entraînements. Pour clore son courrier, il a cité un passage du livre d’Antoine de Saint-Exupéry : « Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. » Une phrase qui, dans ce contexte, prend désormais un tour bien triste, puisqu’elle doit maintenant se conjuguer au passé.

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