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Un impôt sur les gains en capital pénalise de nombreux Américains, en particulier les propriétaires âgés, qui hésitent à vendre leurs maisons précieuses. Bien qu’il y ait un soutien bipartisan pour réformer ou abolir cette taxe, des inquiétudes subsistent quant à ses conséquences sur le marché immobilier.

Une retenue face aux taxes
Depuis 1997, une taxe sur les gains en capital allant jusqu’à 20% s’applique aux ventes de maisons réalisant des bénéfices supérieurs à 250 000 $ pour les particuliers et 500 000 $ pour les couples mariés. Ce fardeau fiscal dissuade des propriétaires retraités comme Joel et Kathryn Friedman, qui vivent dans une maison de cinq chambres en Californie depuis plus de 30 ans. Malgré leur désir de déménager dans un logement adapté à leur situation d’ »empty nesters », ils craignent que l’impôt ne grève leurs économies. « Il y a un million de raisons pour lesquelles nous aimerions déménager, mais nous ne sommes pas parce que la taxe est simplement lourde », déclare Joel Friedman.
En mai dernier, ils ont tenté de vendre leur maison au prix de 4,5 millions $, mais ont décidé d’expirer leur inscription après avoir appris que des modifications législatives étaient envisagées.
Des chiffres alarmants
L’augmentation récente du nombre de ventes concernées par cette taxe évolue rapidement. Actuellement, environ 34% des propriétaires américains (soit près de 29 millions) pourraient dépasser le seuil fiscal évoqué et réaliser ainsi des profits imposables lors d’une vente. En 2023, environ 8% des vendeurs ont enregistré plus de 500 000 $ en bénéfices contre seulement 1,3% il y a vingt ans.
Il est important selon certains économistes du secteur immobilier que l’augmentation ou l’élimination totale du plafond fiscal pourrait inciter davantage ceux-ci à mettre leurs propriétés sur le marché afin d’accroître l’inventaire disponible.
Soutien bipartisan
La proposition d’abrogation totale ou partielle fait écho non seulement dans le camp républicain, avec la législation présentée par Marjorie Taylor Greene, mais trouve également écho chez les démocrates comme Jimmy Panetta qui souhaitent augmenter les plafonds d’exemption fiscale tout en ajustant ces derniers à l’inflation.
« J’espère juste que le président est sérieux. concernant une solution pour le problème du logement abordable », exprime Panetta. Les consultations se poursuivent alors que Donald Trump envisage sérieusement cette possibilité pour faciliter un atterrissage moins douloureux dans ce contexte économique tendu.
Les enjeux complexes
Cependant, malgré ces intentions positives se cachent plusieurs implications potentielles non négligeables. Selma Hepp avertit qu’une promesse élargissant l’accès financier pourrait exacerber la crise immobilière existante car davantage d’argent devrait amener une pression supplémentaire sur toutes transactions immobilières futures.
Malgré son soutien explicite envers la réforme actuelle Taylor met toutefois sous analyse critique publiquement ce système fiscal déjà biaisé vers les ménages aisés et observe : « avoir des incitations fiscales. sont idiots ».
David Levin partage cet avis : sa propriété côtière achetée pour 632 000 $ vaudrait désormais environ 2,8 millions $, hors budget même étroitement ajusté si ces taxes demeurent inchangées : « La façon dont la loi est aujourd’hui nous garde coincés…dans une maison plus grande ».
Ces réflexions témoignent du défi colossal auquel font face beaucoup d’Américains vieillissants cherchant à alléger leur charge financière sans compromettre leurs ressources vitales pour la retraite tout en restant prévoyants afin jusqu’à trouver réponse au manque cruel tant demandé dans le secteur résidentiel actuel.