L’appel à des tarifs sur les films étrangers de Donald Trump suscite des inquiétudes dans l’industrie du cinéma
Le président Donald Trump a proposé d’imposer un tarif de 100% sur les films « produits en terres étrangères », provoquant une onde d’émoi à Hollywood. Cette annonce a fait suite à une rencontre avec l’acteur Jon Voight, qu’il a nommé « ambassadeur spécial » à Hollywood, tout en suscitant des interrogations quant aux détails et implications réelles d’une telle mesure.

Un appel controversé
Lors de son intervention, Trump a souligné la nécessité d’un tarif visant les productions extérieures aux États-Unis, abordant ainsi la problématique de la migration vers d’autres pays qui attirent le cinéma avec des crédits d’impôt avantageux et un coût salarial moindre. De nombreux acteurs du secteur ont exprimé leur confusion face à cette proposition, affirmant que celle-ci pourrait nuire davantage qu’elle ne contribuerait à maintenir ou renforcer la production locale.
Rencontre au sommet
Au cours du week-end, Jon Voight et son manager Steven Paul ont partagé leurs idées avec le président pour stimuler le cinéma national. Dans un communiqué diffusé par le SP Media Group, ils ont suggéré divers leviers comme des incitations fiscales fédérales et des modifications du code fiscal. La proposition inclut aussi l’idée de tarif « dans certaines circonstances limitées ».
Incertitudes autour des modalités
Les questions demeurent nombreuses concernant la mise en œuvre potentielle de ces tarifs : quel type de productions serait concerné ? Les films bénéficiant déjà d’incitations fiscales étrangères seraient-ils visés ? Ces ambiguïtés alimentent les craintes selon lesquelles un tarif général pourrait intéresser peu plus que rassurer.
Un porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, a indiqué que « aucune décision finale sur les tarifs des films étrangers n’a été prise », annonçant cependant que l’administration explore toutes les options proposées par Trump.
Appels aux crédits d’impôts plutôt qu’aux tarifs
L’industrie cinématographique nord-américaine se trouve confrontée depuis plusieurs années à une érosion significative de ses emplois due au déplacement croissant des tournages hors territoire. L’Alliance internationale des employés de la scène théâtrale a averti qu’au moins 50 000 postes avaient disparu lors des deux dernières années seulement. Son président, Matthew D. Loeb, a évoqué une réponse fédérale équilibrée pour restaurer ces emplois disparus : « Les États-Unis ont besoin d’une réponse fédérale équilibrée pour retourner les emplois cinématographiques et télévisés ».
De nombreux représentants politiques s’accordent sur la nécessité urgente d’un cadre plus favorable via défiscalisation plutôt que surtaxation. Le sénateur Adam Schiff soutient également qu’un programme national pourrait générer davantage d’opportunités sans nuire au secteur internationalement intégré.
Réaction négative au sein du secteur
Des voix critiques se sont élevées contre cette initiative présidentielle. Les producteurs collectifs United ont déclaré : « Bien que le problème soit réel, les tarifs ne sont pas la solution ». Ils exhortent plutôt l’administration à envisager un rabais productif qui puisse encourager réellement le retour des industries chez eux.
La représentante Laura Friedman, ancienne productrice hollywoodienne impliquée dans le maintien localisé de productions cinématographiques, appelle également Trump à joindre sa voix pour promouvoir un crédit équitable vis-à-vis des incitations internationales actuelles.
Ces débats vont continuer tandis que l’industrie espère une approche concertée plus bénéfique que coercitive visant à revitaliser son activité face aux défis économiques globaux actuels.