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L’United Aircraft Corporation (UAC) russe a annoncé la livraison de deux chasseurs Su-57 à un acheteur étranger, marquant une étape importante pour cet avion de cinquième génération. Alors que l’Occident impose des sanctions visant à restreindre la base industrielle militaire russe, cette opération soulève des questions sur la capacité de la Russie à maintenir sa production.
Lundi, l’UAC a confirmé avoir livré deux modèles d’exportation du chasseur Su-57E. Cette transaction constitue la première exportation de cet avion de cinquième génération vers un pays étranger. Selon Vadim Badekha, le PDG d’UAC, « un partenaire étranger » a réceptionné ces appareils et ils ont déjà « commencé leur service de combat et démontrent leurs meilleures qualités ». Il n’a cependant pas précisé l’identité du client.
Les médias algériens avaient rapporté en février que l’Algérie était potentiellement un acheteur et que des pilotes s’entraînaient en Russie pour maîtriser cet aéronef sophistiqué.
Le Su-57 face à ses concurrents
Le Sukhoi Su-57 est considéré comme le chasseur le plus moderne en service opérationnel en Russie. Il fait face à une concurrence directe avec les Boeing F-35 Lightning II et F-22 Raptor américains ainsi qu’avec les chasseurs chinois Chengdu J-20 et Shenyang J-35. La version d’exportation du Su-57E est dotée de modifications spécifiques dans son avionique et ses systèmes électroniques par rapport aux modèles utilisés par l’armée russe.
Malgré un nombre limité d’appareils disponibles jusqu’ici, cette vente indique que Moscou pourrait toujours produire ces avions ou peut au moins préserver une partie significative de son inventaire existant.
Impact des sanctions occidentales
Depuis le début du conflit en Ukraine en 2022, les observateurs internationaux se penchent sur la santé de l’industrie militaro-industrielle russe, qui semble avoir crû malgré les contraintes imposées par les sanctions. Un groupe de recherche open source, Frontelligence Insight, a noté en octobre 2024 que certaines lignes de production étaient menacées du fait du manque d’accès à certains composants cruciaux, notamment des pièces fabriquées en Allemagne.
Bien que L’Occident ait tenté d’étouffer cette industrie via diverses mesures économiques, la Russie aurait réussi à garder son secteur militaire actif. De leur côté, les forces ukrainiennes poursuivent leurs efforts pour perturber la production militaire russe avec des frappes ciblées contre plusieurs usines.
En dépit de ces développements positifs dans le domaine exportateur pour le Su-57E, celui-ci continue d’être utilisé judicieusement dans le conflit contre l’Ukraine ; factuellement moins efficace comparé aux chasseurs plus anciens comme le SU-27 et SU-35 qui demeurent au cœur des opérations russes actuelles.
La construction totale prévue par Moscou serait celle de 76 unités d’ici 2028.