Le duo de rap Salt-N-Pepa, composé de Cheryl « Salt » James et Sandra « Pepa » Denton, poursuit Universal Music Group (UMG) pour récupérer les droits sur leurs enregistrements musicaux après 35 ans. L’affaire soulève des enjeux significatifs concernant la propriété intellectuelle des artistes.
- Salt-N-Pepa poursuit Universal Music Group pour récupérer les droits sur leurs enregistrements musicaux.
- Le duo a déposé plainte pour violer la loi sur le droit d'auteur.
- UMG a retenu les droits pour « tanker » la valeur du catalogue musical et punir Salt-N-Pepa.
- Salt-N-Pepa réclame des dommages-intérêts et une injonction permanente pour confirmer leurs droits.

Une action judiciaire contre UMG
Lundi, Salt-N-Pepa a déposé plainte contre le géant musical Universal Music Group (UMG), l’accusant de violer la loi sur le droit d’auteur. Selon le procès consulté par Rolling Stone, le duo cherche à reprendre le contrôle de leur musique, dont les droits principaux appartiennent à Next Plateau Records et London Records, datant de 1986 et 1992 respectivement.
En effet, la plainte affirme que le couple a émis un avis de licenciement en 2022 pour récupérer ces droits, qui arriveront à expiration en 2024 pour leur album Hot, Cool & Vicious et en 2026 pour certaines versions remixées.
Accusations sévères contre UMG
Selon les documents judiciaires, UMG aurait retenu ces droits afin de « tanker » la valeur du catalogue musical du duo tout en privant leurs fans d’accès à leurs œuvres. La lettre de réponse d’UMG datée de juin 2022 précise que « Mme James et Mme Denton sont conseillées […] de s’abstenir d’essayer d’exploiter les enregistrements sonores ».
Des représentants juridiques pour Salt-N-Pepa ont qualifié cette suppression musicale des plateformes majeures comme un « superbe acte de représailles », soulignant que cela se passe peu avant leur intronisation au Rock & Roll Hall of Fame.
Un combat au-delà des contrats
Les avocats du duo ont déclaré dans une note : « punis pour avoir affirmé ces droits et faire taire des décennies de travail culturel ». Ils ajoutent : « Ce combat concerne plus que les contrats – il s’agit d’héritage, de justice et d’avenir dans la possession artistique ».
En plus des droits sur leurs maîtres, Salt-N-Pepa réclament également des dommages-intérêts qui pourraient dépasser un million d’euros ainsi qu’une injonction permanente pour confirmer leurs droits sur les chansons enregistrées. Leur objectif reste une résolution mutuellement acceptable avec UMG.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels font face nombreux artistes dans l’exercice du contrôle sur leur propre travail créatif au sein d’un système souvent jugé exploitant.