San Francisco attaque les grandes marques alimentaires pour leur rôle dans une crise de santé publique

La ville de San Francisco a engagé des poursuites contre 11 grandes marques alimentaires, qu’elle accuse d’alimenter une crise de santé publique à travers la vente d’« aliments ultra-transformés ». Le procès, déposé le 2 décembre par le procureur David Chiu, souligne les dangers que représentent ces produits sur la santé des consommateurs.
Le procès comprend au total 64 pages et cite des entreprises majeures comme The Kraft Heinz Company, Mondelez International, Coca-Cola Company, Pepsico Inc. et d’autres. Ces marques sont accusées de commercialiser des aliments qui encouragent l’obésité, le diabète de type 2 et diverses autres maladies chroniques en raison du caractère addictif de leurs produits.
Dans sa plainte, David Chiu affime : « Ils ont conçu des aliments pour créer une dépendance, ils savaient que les aliments addictifs qu’ils préparaient rendaient leurs clients malades, et ils ont caché la vérité au public ». L’avocat reproche également aux défendeurs de ne pas avoir fourni d’avertissements sanitaires appropriés ou d’avoir fait preuve de marketing trompeur ciblant notamment les enfants. Des céréales, boissons gazeuses et plats préparés font partie intégrante des produits incriminés.
Chiu appelle maintenant ces entreprises à interrompre toute forme de marketing trompeur et exige le paiement de sanctions civiles à San Francisco. Pour étayer ses accusations, il a souligné que « les contribuables doivent payer la facture » résultant des conséquences sur la santé publique découlant de cette dérive industrielle.
Cette action judiciaire survient dans un contexte où l’administration Trump intensifie ses efforts contre les aliments transformés. En effet, dans le cadre du mouvement « Make America Healthy Again » , Robert F. Kennedy Jr. secrétaire d’État à la Santé, a annoncé son intention d’éliminer progressivement certains colorants alimentaires synthétiques utilisés aux États-Unis. Parallèlement, Donald Trump a déclaré en juillet que Coca-Cola s’engageait à remplacer le sirop de maïs par du sucre réel dans ses produits américains.
Ce procès pourrait marquer un tournant significatif dans la perception sociale et juridique entourant l’industrie alimentaire américaine et soulève plus largement des questions sur la responsabilité sociétale face à une crise sanitaire grandissante liée aux habitudes alimentaires.