Gary Dauberman : l’artisan de l’horreur moderne
L’écrivain, producteur et réalisateur Gary Dauberman continue d’explorer les profondeurs de l’horreur à travers ses adaptations cinématographiques. Son dernier projet, « Jusqu’à l’aube », adapté du jeu vidéo éponyme, promet une expérience terrifiante avec un niveau de violence inégalé dans ses précédentes œuvres.
Dauberman a d’abord pris son envol dans le cinéma d’horreur en élargissant l’univers des films « Conjuring », notamment par le biais de la trilogie « Annabelle ». Le troisième opus a marqué ses débuts en tant que réalisateur. Il a également été derrière les films adaptés du célèbre roman de Stephen King, « Ça », qui ont généré plus de 700 millions de dollars au box-office mondial et fait sensation dans le genre horrifique.

Un défi d’adaptation
Dans une interview avec Comicbook, Dauberman décrit les défis auxquels il a été confronté lors de la transition du jeu vidéo « Jusqu’à l’aube » à un long métrage : « Nous avons pris la décision tôt de ne pas simplement faire une adaptation directe. Nous voulions vraiment continuer la franchise et explorer une autre histoire dans ce monde ». Il souligne qu’il est difficile d’intégrer toutes les bonnes choses issues des œuvres originales sans dépasser deux heures.
Il mentionne aussi que le personnage central, le Dr Hill, est essentiel pour relier le film à son origine vidéoludique : « Je l’ai toujours vu comme le visage de la franchise ». Pour lui, maintenir ce lien entre jeu et film tout en développant une nouvelle histoire était primordial.
La quête des œufs de Pâques
Les fans avides d’œufs de Pâques seront ravis : Dauberman évoque plusieurs références cachées au sein du film qui rappellent le jeu original. Des éléments subtils sont disséminés tout au long du récit et jouent sur cette familiarité appréciée par les joueurs.
Une horreur viscérale
Une caractéristique clé du film est son intensité graphique : « C’est certainement l’un des films les plus gore que j’ai faits », déclare-t-il. Les scènes macabres y abondent ; cinq personnages principaux subissent différentes morts horribles à maintes reprises. Cette approche rappelle quasi celle des slashers typiques, augmentant encore davantage la tension dramatique.
Une scène, particulièrement marquante pour lui, met en avant une horrible séquence corporelle qui suscite chez lui un frisson particulier.
L’avenir incertain mais prometteur
Concernant les suites potentielles ou d’autres adaptations littéraires – en particulier celles basées sur Stephen King – Dauberman reste prudent. Il n’a pas prévu directement quels romans il pourrait aborder après avoir travaillé sur plusieurs déjà bien établis. En revanche, il se montre conscient que si son premier film réussit bien auprès du public, cela pourrait ouvrir la voie à davantage d’histoires issues cet univers cinématographique.
Dauberman travaille également sur un remake intitulé « Le Dernier Train pour New York », issu du film classique sud-coréen Train to Busan. À propos, il déclare qu’il cherche à transmettre autant que possible l’émotion poignante présente dans l’œuvre originale tout en introduisant certains détails propres à sa vision unique.
Avec ces projets ambitieux dont certains sont déjà programmés pour 2024 (comme « Salem Lot »), Gary Dauberman s’impose comme un acteur clé renouvelant constamment le paysage actuel du cinéma horrifique moderne.