L’Europe, un marché d’investissement prometteur pour les SCPI

Dans un contexte économique mondial en mutation, investir dans des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) en Europe semble plus attractif que jamais. Jean-François Chaury et Louis Martial mettent en avant plusieurs atouts de ce marché par rapport à la France, qu’il s’agisse de diversification géographique ou d’avantages fiscaux.
Les atouts indéniables du marché européen
Jean-François Chaury, directeur général adjoint d’Advenis REIM, souligne que la France reste un des marchés clés, mais souffre d’une hypercentralisation. En effet, « Paris et l’Île-de-France captent 70% des transactions ». Cette concentration limite les choix pour les investisseurs.
À l’inverse, l’Allemagne compte sept ou huit métropoles dépassant le million d’habitants, offrant ainsi une diversité essentielle aux gérants de SCPI. Pour Chaury, cette diversification géographique est cruciale, surtout pour ceux ayant déjà investi leur résidence principale en France. Il note également que la taille du marché immobilier européen est « dix fois plus » vaste que celui français.
En matière de délai de transaction, acheter un immeuble en Espagne, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas se fait généralement« deux mois », contre quatre à cinq mois nécessaires en France. Une rapidité qui booste la capacité opérationnelle des SCPI.
Des avantages fiscaux intéressants
Sur le plan fiscal, Chaury mentionne que « La SCPI paie l’impôt pour le compte des porteurs de parts dans les pays où sont situés les immeubles », généralement avec des taux plus bas qu’en France. Les conventions fiscales permettant d’éviter la double imposition entraînent souvent une taxation réduite sur les revenus étrangers. Cela permet à l’investisseur européen de bénéficier d’un revenu net supérieur comparé à une SCPI française sous conditions similaires.
Les performances divergentes des SCPI françaises
Louis Martial quant à lui met en lumière les performances actuelles dans son analyse : « Les SCPI européennes visent des taux annuels entre 6% et 7%, sans nécessairement surpasser ceux des SCPI françaises ». Par exemple, sa propre société projette un taux compris entre 6,3% et 6,5% pour cette année.
Il rappelle également que chaque région française présente suffisamment de spécificités pour garantir une bonne dispersion des risques Investir dans certaines villes comme Toulouse peut aussi profiter directement de dynamiques sectorielles comme l’aéronautique.
Malgré ces opportunités européennes apparentes pourtant tentantes; il existe aussi certains défis: volatilité accrue sur le vieux continent et complexité logistique peuvent parfois être source d’inquiétudes pour les investisseurs moins familiarisés avec ces marchés.
Enfin martial évoque “l’écart fiscal” qui n’est pas si significatif quant au choix entre investissements français ou européens : “Pour une tranche marginale à 30%, cet avantage ne dépasse pas 10-15%”.
Ainsi se dessine un panorama complexe mais prometteur alors que le secteur immobilier européen continue d’attirer l’attention croissante des épargnants tout en soulevant encore quelques interrogations sur ses réponses stratégiques face aux enjeux contemporains.