Sean Penn se montre très critique envers Donald Trump, craignant que l’ancien président ne cherche à détruire des institutions avant la fin de son mandat. Dans une discussion sur le podcast Sublack, l’acteur évoque également les dangers d’un pouvoir sans succession.
Penn s’inquiète des intentions de Trump
Lors d’une récente intervention sur le podcast « Sublack » animé par Jim Acosta, Sean Penn a partagé ses préoccupations concernant un éventuel deuxième mandat de Donald Trump. L’acteur et réalisateur redoute que Trump ne tente de rester au pouvoir par tous les moyens possibles et envisage les pires scénarios.

« Nous devrions considérer les pires scénarios », a déclaré Penn après avoir discuté du président du Salvador, Nayib Bukele. Il compare cette situation à celle d’un partenaire jaloux qui pourrait commettre l’irréparable pour garder le contrôle : « Je pense que c’est une théorie raisonnable que Donald Trump n’est pas différent du conjoint de quelqu’un qui le quitte… parce que s’ils ne peuvent pas l’avoir, personne ne peut ». Ses propos soulignent selon lui une dynamique destructrice motivée par un désir incontrôlable de pouvoir.
Interrogé sur la possibilité que Trump parte paisiblement à la fin de son mandat, il répond avec inquiétude : « Je pense qu’il pourrait essayer de détruire le monde avant qu’il ne soit hors de la vie ». Ces réflexions interviennent dans un contexte où Penn prépare son nouveau film « Words of War », centré sur la journaliste russe assassinée Anna Politkovskaya.
Un miroir inquiétant entre États-Unis et Russie
Dans ses commentaires récents liés à « Words of War », Penn avertit : « Ceux qui pensent que cela ne peut pas se produire ici n’ont pas non plus étudié les indications ». Selon lui, ce qui se passe actuellement aux États-Unis rappelle des événements tragiques vécus en Russie. L’acteur précise : « Nous dégustons dans notre pays ce que les Russes ont vécu ».
Penn a également exprimé sa réprobation générale envers Trump’s administration lors d’une interview avec Forbes : « On ne peut le nier. Gardons à l’esprit… quand la société permet ce qui se passe ici maintenant pour continuer, c’est à ce moment-là que vous obtenez des mots de guerre ».
Critique assidue depuis plusieurs années lorsqu’il s’agit de Donald Trump, Sean Penn avait déjà qualifié Trump d’« ennemi de l’État » en 2018. Il écrivait alors : « La solution à notre division actuelle ne vit pas à la Maison Blanche. Nous avons élu un ennemi mesquin ».
Au-delà des commentaires acerbes sur Trump et ses conséquences potentielles pour les États-Unis autant indécises qu’éprouvantes face à ces enjeux politiques contemporains, cet échange souligne aussi une nécessité pressante pour une vigilance citoyenne accrue contre toute dérive autoritaire possible.