Les startups devraient embaucher seulement en cas de problème, d'après un partenaire de Y Combinator

Les Startups conseillées de ne pas embaucher avant d’en avoir besoin

Gustaf Alströmer, partenaire de Y Combinator (YC), met en garde les startups sur le fait que l’embauche devrait être considérée comme une nécessité et non comme un indicateur de réussite. Selon lui, les entreprises doivent attendre d’atteindre un « point de rupture » avant d’ajouter des employés. Ce conseil est particulièrement pertinent dans le contexte actuel du secteur technologique où l’accent est mis sur l’efficacité et les possibilités offertes par l’intelligence artificielle.

Un moment clé pour embaucher

Dans un épisode du podcast « Office Hours » diffusé mardi, Gustaf Alströmer a expliqué : « C’est le bon moment pour embaucher quand les choses sont si chargées que vous ne trouvez même pas de place dans votre calendrier pour passer un entretien avec un candidat. » Il a souligné que ce dernier représentant le point de rupture exigeait des cofondateurs qu’ils travaillent au-delà de leurs horaires habituels afin d’assurer la continuité des opérations.

L’embauche n’est pas synonyme de succès

Alströmer a également précisé que l’augmentation du nombre d’employés ne doit pas être confondue avec la croissance réelle des startups. Il avertit : « Il est dangereux de commencer à considérer l’embauche comme un indicateur de réussite. L’embauche n’est pas du tout un indicateur de réussite ». Au contraire, il suggère que cela pourrait être perçu comme une mesure conservatoire pour éviter la faillite.

Il cite également des signes précurseurs indiquant qu’il est temps d’embaucher : « Un premier indicateur…est qu’il y a une chose spécifique dans l’entreprise qui est en panne ou sur le point de l’être », mentionnant notamment les domaines tels que l’ingénierie, les ventes ou l’intégration.

La tendance vers une efficacité accrue

Le partenaire souligne aussi comment cette approche se reflète dans une tendance plus large chez les géants technologiques qui cherchent à réduire leur effectif tout en augmentant leur productivité grâce à l’intelligence artificielle (IA). De nombreuses entreprises adoptent désormais des outils permettant aux employés d’effectuer plus avec moins, réduisant ainsi leurs équipes.

À titre d’exemple, Business Insider rapportait en mai qu’au moins douze startups évaluées à plus d’un milliard de dollars avaient réussi avec une équipe comptant 50 employés ou moins.

Les grands noms comme Intel et Amazon appliquent aussi ces principes en poursuivant ce qu’ils appellent le « grand aplatissement », la suppression des niveaux hiérarchiques intermédiaires afin d’encourager une structure organisationnelle allégée et efficace.

Perspectives futures

En somme, alors que Y Combinator continue à façonner le paysage entrepreneurial, les conseils émis par Alströmer pourraient encourager davantage probablement adopteraient ce modèle économique frugal où chaque ajout au personnel serait réfléchi stratégiquement afin non seulement d’éviter la surcharge mais surtout garantir la survie et la prospérité futures des startups dans une économie dynamique.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.