Le succès commercial et la controverse de The Lawnmower Man
En 1992, le film d’horreur de science-fiction « Le Jardinier électronique » a connu un succès commercial en récoltant 150 millions de dollars au box-office. Toutefois, il est tristement célèbre pour la bataille juridique entre son réalisateur et l’auteur Stephen King, qui a cherché à dissocier son nom du film en raison d’une adaptation non conforme à sa nouvelle originale.
La genèse juridique
En mai 1992, « Le Jardinier électronique », réalisé par Brett Leonard, est sorti dans les salles. Le film a enregistré des recettes mondiales de 150 millions de dollars, franchissant une barrière notable malgré un budget modeste de 10 millions de dollars. Cependant, cette réussite fut éclipsée par une controverse majeure impliquant Stephen King. King avait écrit une brève nouvelle intitulée « Le Jardinier électronique », publiée en mai 1975 dans le magazine Cavalier et intégrée plus tard dans sa collection « Night Shift » (1978). L’histoire originale mettait en scène Harold Parkette qui engageait un service de pelouse dirigé par un militaire satyre. Ce récit était caractérisé par des éléments surnaturels typiques du style horrifique de King. Le film quant à lui raconte l’histoire d’un jardinier nommé Jobe Smith, interprété par Jeff Fahey. Le Dr Lawrence « Larry » Angelo, joué par Pierce Brosnan, utilise Jobe comme sujet d’expérimentation avec des simulations en réalité virtuelle qui améliorent ses capacités intellectuelles. Progressivement, Jobe devient dangereux après avoir développé des pouvoirs psychokinétiques. La genèse juridique entre l’œuvre littéraire et l’adaptation cinématographique se situe chez Allied Vision qui avait acquis les droits du film mais peinait à développer la nouvelle originale. Au lieu de cela, ils ont fusionné des éléments distincts avec un scénario non lié appelé « Cyber God ». Cette décision a conduit Stephen King à poursuivre en justice afin qu’on retire son nom du titre et du matériel promotionnel du film. La cour exigea que New Line Cinema retire le nom de King dans tous les supports promotionnels bien que lors d’un appel ultérieur, le crédit « basé sur » ait été maintenu au sein même du film. Malgré ce jugement initial et la somme réglée s’élevant à 2,5 millions de dollars en mai 1993, New Line continua d’utiliser le nom de King dans sa publicité pour le film. Cette infraction aux décisions judiciaires conduisit encore une fois à des poursuites judiciaires ; ainsi qu’en 1994, New Line fut reconnu coupable d’outrage au tribunal. L’affaire a établi des normes importantes concernant les droits des auteurs face aux adaptations cinématographiques tout en soulignant que la possession des droits n’offrait pas aux studios la liberté totale pour déformer ou remodeler une œuvre existante tout en exploitant son auteur comme outil marketing.

Le film et son héritage
Pour ce qui est du film lui-même, il est devenu un classique culte apprécié pour ses innovations visuelles considérées comme révolutionnaires pour son époque malgré toute la controverse entourant son adaptation. Actuellement disponible gratuitement sur Tubi pour ceux qui souhaitent découvrir cette œuvre controversée dans le genre science-fiction virtuel.