L’Union européenne a approuvé des mesures de représailles contre les tarifs du président Trump. Ces nouvelles sanctions, qui entreront en vigueur progressivement à partir du 15 avril, viseront plus de 21 milliards d’euros (23,5 milliards de dollars) de produits, incluant le soja et le maïs. Bien que l’UE souhaite négocier pour éviter une escalade, elle se prépare à répondre fermement à la politique commerciale américaine.
L’Union européenne vote pour des tarifs de représailles significatifs
Le mercredi après-midi, l’Union européenne a voté pour mettre en place ses premières mesures de représailles face aux restrictions commerciales imposées par les États-Unis. Ces nouveaux tarifs viseront une vaste gamme de biens manufacturés et de produits agricoles. Les nouveaux tarifs s’appliqueront en phases et affecteront des marchandises totalisant plus de 21 milliards d’euros. La fourchette tarifaire oscillera entre 10% et 25%, englobant divers produits allant des denrées alimentaires comme le beurre d’arachide aux articles manufacturés tels que le spray capillaire.

L’UE consulte ses membres avant la finalisation des tarifs
Avant cette approbation, les responsables ont mené des consultations intensives avec les décideurs au sein des 27 États membres afin d’éviter que les contre-mesures nuisent trop aux Européens. En conséquence, certains produits emblématiques comme le Bourbon ont été écartés après que Donald Trump ait menacé d’imposer un tarif exorbitant sur tous les alcools européens. Maros Sefcovic, commissaire au commerce européen, a déclaré : « Nous ne sommes pas dans le domaine de l’aller, disons, cent pour un centime. »
L’Europe reste ouverte à la négociation avec Washington
Face aux mesures américaines (tarif de 25% sur l’acier et l’aluminium), les responsables européens ont exprimé leur préférence pour une approche axée sur la négociation plutôt que sur l’escalade. L’UE est prête à réduire ses propres tarifs si les États-Unis font preuve d’une démarche similaire. Toutefois, ces discussions avancent lentement. Comme prochaine étape possible découverte dès la semaine prochaine par Bruxelles : proposer un plan visant à répondre spécifiquement aux prélèvements sur les voitures et autres biens.
L’option ‘Bazooka’ soulève des questions parmi les autorités européennes
Des responsables nationaux suggèrent également d’explorer ce qu’ils appellent « Bazooka », un mécanisme potentiellement capable d’infliger des contraintes aux grandes entreprises technologiques américaines telles que Google. Cependant, cette stratégie pourrait poser des défis puisque cela limiterait aussi certains services dont dépendent beaucoup d’Européens. Un commissaire européen a déclaré lors d’une conférence : « Notre ligne principale a toujours été que nous voulons négocier ». Tout en insistant également sur la nécessité éventuelle de protéger notre industrie : « Et nous préparons également ces mesures ».
Avenir incertain mais détermination croissante au sein de l’UE
Alors qu’aujourd’hui tout indique une volonté croissante chez l’UE à riposter face aux politiques protectionnistes américaines prévues par Donald Trump, Ursula von der Leyen résume bien cet état attrayant en disant : « L’Europe est toujours prête pour une bonne affaire, mais nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et défendre nos intérêts ».