Biden et l'Autopen : la théorie du complot qui enflamme le web

Mike Howell a découvert une lettre du procureur général du Missouri remettant en question la capacité mentale du président Joseph R. Biden Jr. à signer des pardons et des décrets, suscitant de vives réactions. Bien qu’aucune preuve n’indique que M. Biden ait été manipulé, la théorie obscène s’est répandue rapidement sur les réseaux sociaux et au sein des médias conservateurs. La polémique tourne autour de l’utilisation des machines appelées autopen pour reproduire fidèlement la signature d’une personne, une pratique qui n’est ni nouvelle ni illégale.

Biden et l’Autopen : la théorie du complot qui enflamme le web

La question de l’utilisation de l’autopen par le président Biden

Mike Howell, directeur du projet de surveillance lié à la Conservative Heritage Foundation, avait déjà analysé plusieurs signatures de M. Biden avant même qu’une lettre du procureur général ne lance une controverse. Il a exprimé son enthousiasme face à cette opportunité inattendue : « C’était le numéro 8 sur la liste des tâches… Puis Ag Bailey laisse tomber sa lettre et il tire au sommet ». Les accusations se concentrent sur le fait que certaines signatures pourraient être produites par un autopen – un appareil permettant de reproduire des signatures authentiques avec précision. L’intérêt public pour ce sujet a explosé après que Howell en ait parlé sur X, entraînant alors une couverture médiatique intensive allant des stations de radio aux podcasts populaires.

Une propagation rapide d’idées farfelues dans les médias conservateurs

La réponse médiatique a été phénoménale : le terme « autopen » a été mentionné 6 188 fois rien qu’un jour spécifique et a conduit les journalistes à explorer cette thématique plus en profondeur. Des figures politiques comme Donald Trump ont eux aussi soulevé cette question lors d’événements publics, dénonçant ostensiblement l’utilisation supposée non transparente des autopens par Joe Biden. Trump lui-même s’est moqué ouvertement de la situation : « La personne qui a exploité l’autopen… je pense que nous devons découvrir qui était cela parce que je suppose que c’était le vrai président ». Cela traduit bien la tendance actuelle où chaque mouvement présidentiel est minutieusement scruté sous divers angles afin d’en tirer parti politiquement.

Doutes juridiques autour des procédures découlant des pardons

Malgré tout cet engouement critique entourant ces documents officiels signés par M. Biden, il est essentiel de noter qu’aucune loi fédérale n’interdit explicitement l’usage d’un autopen pour approuver des mesures telles que les pardons ou les décrets exécutifs. En fait, un mémo du ministère américain de la Justice remonte à 2003 confirmant leur légalité lorsqu’il stipule qu’un président peut diriger ses subordonnés dans leurs actions administratives. Les critiques appartenant même aux rangs conservateurs pointent également le manque d’évidences tangibles concernant toute malversation quant aux promesses faites par Biden via ses élections ; certains affirment même qu’« aucun complot » réel associé au président n’a jamais pu être démontré.

Implications futures concernant l’affaire des signatures

Malgré les diverses critiques formulées contre cette hypothèse liée aux signatures imprimées mécaniquement dans son administration présidiale actuelle ou antérieure, Mike Howell affirme vouloir approfondir ses recherches concernant tous les documents signés relevant directement du bureau ovale, notamment ceux relatifs aux pardons. Il ambitionne d’approfondir ses investigations tout en s’appuyant également sur la loi sur la liberté d’information pour obtenir encore plus d’informations pertinentes à partir légalement accessibles. Avec ce propos très précis énoncé récemment : « Nous chargeons le canon pour toutes sortes de choses », Howell démontre ainsi sa détermination et son engagement personnel envers ce sujet particulièrement épineux touchant à près-de-soixante-dix millions d’Américains au quotidien gravitant autour du pouvoir exécutif actuellement exercé.