Thomas Pesquet vise la Lune pour 2027 : un projet ambitieux et des défis à relever
L’astronaute Thomas Pesquet, figure emblématique de l’espace français âgé de 47 ans, rêve de poser le pied sur la Lune en 2027. Alors que la Nasa et l’Agence spatiale européenne préparent leur mission Artemis III, il évoque ses chances d’y participer dans une interview accordée au magazine Paris Match

Des chances prometteuses pour Artemis III
Plus de 50 ans après les premières missions lunaires, Artemis III marque un nouveau chapitre dans l’exploration spatiale. Pour cette mission, « on parle de trois sièges pour les Européens », précise Pesquet. Les places sont destinées aux pays contributeurs majeurs comme la France, l’Allemagne et l’Italie, qui représentent à eux seuls 90% du budget européen dédié aux vols habités. L’astronaute confie : « Donc, s’il y a trois places pour trois gros pays, on voit à peu près comment ça se dessine. ».
Cependant, il n’est pas seul en lice pour ce voyage symbolique. Il mentionne également Sophie Adenot et potentiellement Arnaud Prost comme concurrents français.
Les défis budgétaires face à la conquête spatiale
Dans cet entretien lumineux sur son futur potentiel voyage vers la Lune, Thomas Pesquet aborde également les raisons qui expliquent pourquoi nous n’avons pas retourné sur notre satellite depuis 1969. Pour lui, le frein principal réside dans les questions de financement. Selon ses mots : « Cela n’a rien à voir avec une perte de technologie. On investit simplement beaucoup moins de moyens dans ce genre de projets ». Il souligne que le programme Apollo coûtait aujourd’hui l’équivalent d’environ 120 milliards de dollars, soit environ 20 milliards par alunissage, une dépense jugée inacceptable actuellement.
En comparaison, il déclare que « une mission vers la station spatiale coûte 10 à 100 fois moins cher » et pointe du doigt le recul du budget alloué aux projets spatiaux : « La Nasa est passée de 4% du budget fédéral américain à moins de 0,5% ».
Malgré ces obstacles financiers apparents, Pesquet reste optimiste quant au retour humain sur la Lune : « Mais on a tout de même les moyens et aussi la volonté. On peut y retourner. Et on va y retourner ! ».
La course vers Artemis III soulève donc des espoirs mais aussi des interrogations quant à la viabilité budgétaire des nouvelles explorations lunaires.
Alors que Thomas Pesquet attend avec impatience d’éventuellement faire partie des choisies pour cette aventure historique, le monde entier suivra attentivement cette nouvelle étape audacieuse vers notre satellite naturel.