Pourquoi l'astronaute Thomas Pesquet ne perçoit rien de la vente de ses livres et où va l'argent

Thomas Pesquet, l’astronaute français au grand cœur, prévoit de viser la Lune dans le cadre de la mission Artemis en 2027. Cependant, malgré ses succès littéraires et ses revenus d’astronaute, il n’en tirera pas de bénéfices financiers pour lui-même en raison des règles strictes imposées par l’Agence spatiale européenne (ESA).

Un parcours exceptionnel

Pourquoi l’astronaute Thomas Pesquet ne perçoit rien de la vente de ses livres et où va l’argent

Thomas Pesquet est un astronaute français âgé de 47 ans et membre émérite de l’Agence spatiale européenne (ESA). Il a marqué les esprits grâce à ses deux missions emblématiques à bord de la Station spatiale internationale (ISS) : Proxima entre 2016 et 2017 pendant laquelle il a passé 196 jours en orbite, et Alpha en 2021, où il a accumulé près de 200 jours supplémentaires tout en devenant le premier commandant français de l’ISS.

Des livres sans profits personnels

Malgré son succès, Thomas Pesquet ne bénéficie d’aucun revenu issus de ses ouvrages comme Ma vie sans gravité ou La Terre entre nos mainsSelon un portrait publié par Libération le 3 novembre, bien que son salaire mensuel s’élève à environ 10 000 euros, aucun centime des droits d’auteur ne revient à l’astronaute. En effet, cela est principalement dû aux stipulations présentes dans son contrat avec l’ESA qui interdisent toute forme de commerce liée à ses missions. Tous les revenus générés par ces publications sont systématiquement reversés à des associations.

Lunes écologiques mais complices barrière budgétaire

Thomas Pesquet aspire maintenant à participer à la mission Artemis qui marquera une nouvelle étape vers la Lune. Cependant, ce projet semble complexe tant sur le plan technologique que financier. L’astronaute évoque que le programme Apollo avait nécessité environ 120 milliards de dollars actuels pour chaque alunissage, une somme jugée aujourd’hui inacceptable ; alors qu’une mission vers la Station spatiale coûte dix fois moins cher, voire même cent fois moins selon certains cas. “La NASA est passée d’un budget représentant jusqu’à 4% du budget fédéral américain à moins de 0,5%”, illustre-t-il.

Pesquet reste optimiste face aux défis : “On a tout de même les moyens et, aussi, la volonté. On peut y retourner. Et on va y retourner !” Ces mots posent un défi excitant sur celui ou celle qui aura finalement l’honneur d’ancrer un drapeau tricolore sur notre satellite naturel.

Cet avenir spatial conserve toujours une résonance particulière pour ceux que fascine encore l’inconnu au-delà des étoiles.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.