Tim Sweeney d'Epic Games critique Apple : tensions continues entre deux géants de la tech

Le PDG d’Epic Games, Tim Sweeney, critique les pratiques commerciales d’Apple qu’il qualifie de « style gangster ». Malgré une victoire partielle dans leur bataille juridique, Epic dénonce la manière dont Apple gère les achats intégrés sur iOS. Les tensions persistent autour des frais imposés par Apple et de l’accès aux achats externes.

Tim Sweeney d’Epic Games critique Apple : tensions continues entre deux géants de la tech

  • Tim Sweeney critique les pratiques commerciales d'Apple, les qualifiant de « style gangster » .
  • Epic Games dénonce la gestion des achats intégrés sur iOS et les frais imposés par Apple.
  • Apple est accusé de rendre le système d'achat externe difficile pour les utilisateurs.
  • Epic Games impose également des frais lors de la distribution de jeux sur son propre store.

Tim Sweeney accuse Apple de « pratiques illégales »

Tim Sweeney a récemment exprimé son mécontentement lors d’un événement où il a déclaré : « La triste vérité est qu’Apple et Google ne sont plus des sociétés de bonne foi et respectueuses des lois ». Il a ajouté que ces entreprises agissent comme des « entreprises de style gangster qui feront tout ce qu’elles pensent pouvoir s’en tirer », insinuant que si le coût d’une amende est inférieur aux pertes générées par une activité illégale, elles continueraient cette dernière.

En mars 2024, Epic Games avait déposé une ordonnance du tribunal concernant la gestion des achats intégrés et la situation n’a guère évolué un an plus tard. Bien qu’Epic ait perdu une partie du combat judiciaire, une injonction contraint Apple à permettre les mécanismes d’achat externes pour ses applications iOS. Cependant, Tim Sweeney estime que le programme mis en place par Apple est « délibérément conçu pour échouer », limitant ainsi la possibilité pour les utilisateurs de faire leurs achats ailleurs.

Le mécontentement d’Epic face aux restrictions sur les acquisitions externes

Aux États-Unis, les utilisateurs peuvent désormais acheter des articles en jeu via des sites externes grâce à l’injonction conservatoire. Néanmoins, Epic affirme qu’Apple fausse ce mécanisme en empêchant les développeurs d’utiliser des « appels à l’action » efficaces ou en plaçant leurs options paramétrables dans un cadre peu visible. Dans sa plainte déposée en mars 2025, Epic a mentionné que ces conditions entraînent ce qu’ils appellent des « écrans effrayants » utilisés lorsque l’utilisateur accède à un lien externe.

Sweeney précise : « Le crime paie pour les grandes entreprises technologiques », ajoutant que tant qu’il n’y aura pas de régulation plus stricte appliquée au niveau du droit international ou local, peu de changements sont à prévoir.

Les frais excessifs du magasin d’applications créent un obstacle majeur

Un autre point crucial concerne le montant imposé par Apple pour chaque achat effectué à travers sa plateforme. Alors que tous les achats depuis son App Store bénéficient généralement d’une commission standard de 30%, celui-ci taxe également ceux effectués via des applications tierces, malgré le fait qu’il soit moins élevé. En conséquence, selon Tim Sweeney, cela réduit considérablement l’envie pour tout développeur souhaitant utiliser le store alternatif proposé par Epic dans l’Union européenne.

Il explique : « À moins que votre application ne soit extrêmement rentable par utilisateur, tout jeu gratuit est largement dissuadé ». Cela pose donc un problème majeur pour Epic car aucun grand développeur n’a pu rejoindre son écosystème faute de pouvoir amortir ces coûteux frais.

Epic affirme être moins cher mais impose aussi ses propres frais

Paradoxalement, alors qu’Epic critique vigoureusement la politique tarifaire lucrative pratiquée par Apple sur l’App Store avec ses commissions élevées (qui avoisinent toujours 30%), elle impose également ses propres tarifs lors de la distribution et la publication de jeux sur sa plateforme unique – le Epic Games Store.

Les développeurs doivent acquitter 100 € lors du dépôt de chaque jeu sur le marché ouvert d’Epic et une commission de 9% est appliquée à toutes les transactions réalisées via le site web. Cela signifie donc un partage des bénéfices au format 88 : 12 – une répartition beaucoup moins favorable que celle proposée par Apple.

Avec toutes ces tensions persistantes entre Epic Games et Apple, tant au sujet du système inclusif interne comme l’achat intégré, chaque entreprise semble déterminée à maintenir sa position respective sans compromis significatif. En fin de compte, il sera intéressant d’observer jusqu’où conduira cette lutte interminable entre géants affairistes.