L’impact de l’intelligence artificielle sur les travailleurs âgés aux États-Unis
Un nombre croissant d’Américains âgés, désormais à la pointe de l’apprentissage et de l’adoption des technologies d’intelligence artificielle (IA), dévoilent comment ces outils transforment leurs vies professionnelles. Le cas emblématique est celui de Luis Bautista, 82 ans, qui apprend à « parler à l’IA » pour enrichir sa carrière et écrire un livre sur la vie spirituelle.

Luis Bautista, un étudiant assidu en IA
Luis Bautista vit avec moins de 100 $ d’épargne et doit composer avec un budget mensuel autour de 2 000 $, constitué principalement de sa sécurité sociale et du revenu généré par son travail en tant que coach de vie. À 80 ans, il s’est promis d’apprendre des compétences liées à l’IA, déclarant : « Quand j’ai eu 80 ans, je me suis demandé : « Comment veux-je finir ? » Je veux terminer fort ».
Bautista utilise des ressources gratuites en ligne pour améliorer ses connaissances au lieu de suivre des cours payants. Il recherche des stratégies pour surmonter des moments difficiles : « Je trouve des techniques et méthodologies pour transcender ces moments d’incertitude ». Sa startup technologique, qu’il a cofondée, vise également à exploiter le potentiel croissant de l’IA.
Un monde partagé entre opportunités et inquiétudes
D’autres Américains dans la tranche d’âge élevée ressentent divers niveaux d’aisance face à cette nouvelle technologie. Par exemple, Herbert Dwyer, 84 ans, travaille dans une entreprise développant des capteurs thermiques ; il reconnaît utiliser certaines technologies basées sur l’IA mais ne se considère pas comme engagé activement dans ce domaine.
En revanche, Phyllis Scalettar, bientôt 80 ans, dirige une société spécialisée dans la formation en IA afin d’aider ses clients – y compris des personnes âgées – à exploiter cette technologie pour augmenter leur productivité. Elle bénéficie déjà d’une expérience solide acquise durant sa carrière au sein de grandes entreprises.
Scalettar souligne que « le monde est vraiment excitant », affirmant qu’il est important que les travailleurs plus âgés éliminent leurs craintes face aux nouvelles technologies : « Je suis sûre que lorsque les automobiles sont sorties, les gens avaient aussi peur ».
Les défis freinants face à une adoption élargie
Alors même qu’un rapport récent indique que moins de 13% des travailleurs âgés utilisent activement les outils génératifs liés à l’IA au travail, Catherine Collinson du Transamerica Institute met en lumière leur richesse d’expérience unique pouvant jouer un rôle vital dans cette transformation numérique.
Cependant, le processus demeure délicat : plus du tiers (~24%) désireux d’apprendre n’ont toujours pas accès aux formations nécessaires qui pourraient faciliter leur adaptation. La perception hypocrite associée aux travailleurs plus âgés demeure persistante ; seuls 7% des gestionnaires considèrent sérieusement embaucher quelqu’un de plus de 65 ans utilisant régulièrement ces outils technologiques.
Mona Mourshed a souligné un décalage alarmant : « Il y a une fragilité financière chez beaucoup [.] mais le niveau biais augmente considérablement après 45 ans ».
L’éducation continue comme levier essentiel
Avec près de deux douzaines de participants inscrits lors d’un cours dédié au dialogue avec ChatGPT mené par Senior Planet cet été, notamment désireux d’appliquer ceux-ci pour postuler ou chercher du travail, Marisa Giorgi voit là une opportunité significative.
Katherine Cavanaugh appliquant également son savoir-faire IA durant ses contrats avec divers institutions écrivait récemment : « L’IA manque souvent d’intelligence émotionnelle, mais elle prédit être utile quand il s’agit de développer des programmes ».
Le fait que les personnes âgées échangent leurs expériences va permettre non seulement une intégration facilitée mais engendre aussi des bénéfices appréciables parmi elles-mêmes. « Si je peux partager cela via l’IA », conclut Scalettar, « C’est vraiment le cadeau que je pourrais offrir ».
Les avancées spectaculaires réalisées autour du développement évolutif digital apparaissent alors peut-être comme étant bien propices à contribuer à valoriser davantage encore notre main-d’œuvre vieillissante qui ressent crescendo son impact dynamique, sans doute découplé aujourd’hui réalisable côté capital humain !