Le mystérieux joyau « Florentin » retrouvé au Canada : révélations des Habsbourg
Un article du « New York Times » a récemment divulgué des informations surprenantes sur le célèbre diamant « Florentin », qui avait disparu après la Révolution de 1919. Les archiducs Lorentz et Siméon d’Autriche ont révélé que ce bijou mythique est en réalité conservé depuis des décennies dans un coffre-fort d’une banque québécoise. Ce diamant, pesant 137,27 carats, avait appartenu aux papes et à la dynastie Médicis de Florence.

La découverte fortuite
Durant son exil après la chute de l’Empire austro-hongrois, l’empereur Charles Ier et son épouse Zita ont réussi à emporter quelques bijoux familiaux. L’archiduc Karl de Habsbourg a expliqué au « New York Times » que sa grand-mère avait discrètement transporté le diamant vers le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale pour y être gardé en sécurité. Il a commenté : « Au fil du temps, je suis sûr que nous avons tous été interrogés sur le diamant. Je n’étais même pas au courant de son existence jusqu’à récemment ».
Zita de Bourbon-Parme avait souhaité que le secret autour de ce joyau soit préservé 100 ans après la mort de son mari en 1922. Ainsi, lorsque l’emplacement du diamant a été révélé par ses cousins Lorentz et Siméon, cela a mis fin à plusieurs décennies d’incertitude quant à son sort.
Une promesse héritée
Les descendants des Habsbourg expriment maintenant leur désir d’exposer le Florentin au public dans un musée canadien en guise de remerciement envers les Canadiens qui ont accueilli leur famille durant les années difficiles du nazisme. Karl de Habsbourg affirme : « Il devrait faire partie d’une fondation ici au Canada ». Son cousin Lorenz ajoute : « C’est notre façon de dire à quel point nous sommes reconnaissants envers le Canada ».
Le secret ayant entouré ce bijou précieux s’est transmis discrètement dans la famille pendant près d’un siècle. D’après les archiducs, les 32 cousins descendants des Habsbourg ont décidé collectivement qu’il resterait au Canada.
L’authenticité confirmée
Avant ces révélations publiques, la famille Habsbourg a fait appel à des experts pour vérifier l’authenticité du diamond. Christoph Köchert, descendant des joailliers impériaux autrichiens qui avaient créé certaines pièces emblématiques pour l’impératrice Sissi, a confirmé la véracité du diamants en attestant : « Son motif de coupe correspond presque exactement aux représentations dans les sources historiques ».
Une propriété contestée ?
L’impératrice Zita considérait ces joyaux comme appartenant à la dynastie autrichienne plutôt qu’à elle-même personnellement. Le ministre australien Andreas Babler a déclaré vouloir procéder à un examen immédiat afin déterminer si ce bien appartient réellement à l’État autrichien avant potentiellement entamer une procédure de restitution.
Cependant, face aux déclarations fermes des deux archiducs qui soutiennent que ces trésors sont une propriété privée familiale, il semble peu probable que l’Autriche puisse revendiquer quoi que ce soit.
Siméon déclare avec conviction : « C’est davantage un patrimoine mondial. Qui oserait encore prétendre que les joyaux ne sont pas porteurs d’Histoire ? »
Ce rebondissement inattendu autour du Florentin non seulement ravive une partie légendaire passée mais soulève également des enjeux patrimoniaux importants entre histoire familiale et revendications étatiques.