Un film à deux visages
La franchise Star Wars est célèbre pour ses sommets, mais aussi pour ses bas. « Star Wars: Revenge of the Sith » (2005) se distingue souvent par sa position controversée entre ces deux extrêmes. Bien qu’il soit souvent perçu comme l’une des meilleures préquelles, le film souffre de plusieurs erreurs qui continuent d’affecter la perception globale de l’univers Star Wars après près de deux décennies.
George Lucas, en tant que réalisateur et scénariste, s’est donné pour mission de montrer la chute d’Anakin Skywalker. Ce processus complexe a nécessité d’écrire des personnages déjà établis dans les précédents films « The Phantom Menace » et « Attack of the Clones », ce qui a conduit à certaines incohérences.

Massacre des jeunes
L’un des moments les plus controversés est le meurtre d’enfants Jedi, une scène magistrale où Anakin exterminait les jeunes étudiants au temple Jedi. Dans la trilogie originale, Dark Vador était perçu comme un adversaire mythique dont les atrocités semblaient presque légendaires. Cependant, ce moment spécifique ternit son personnage : « Anakin allumant son sabre laser devant les jeunes est idiot », estime un critique. De plus, cette décision impacte la rédemption future du personnage dans « Return of the Jedi », car elle rend son sacrifice moins significatif face aux atrocités commises.
Mort par tristesse
Un autre aspect très critiqué reste la mort de Padmé Amidala, qui succombe non pas à cause d’une blessure ou lors d’un moment dramatique lié à son accouchement, mais plutôt parce qu’elle perd « la volonté de vivre ». Un choix qui ne cadre pas avec le caractère fort qu’elle avait montré jusqu’ici : « C’est un autre choix bizarre », fait remarquer un fan avide d’explications alternatives concernant cette scène mal écrite.
Montre, ne dis pas
Enfin, le film souffre d’un manque crucial de développement émotionnel dans la relation entre Anakin et Padmé. Après plusieurs années passées hors caméra depuis « Attack of the Clones », leur connexion n’apparaît pas assez forte à l’écran pour justifier sa tragédie romanesque ultérieure : « Le public est censé croire que Padmé… meurt d’un cœur brisé ».
Le récit se concentre trop sur l’intrigue sans fournir suffisamment de matière aux spectateurs pour s’investir pleinement dans ces relations centrales au scénario.
« Star Wars: Revenge of the Sith » est actuellement disponible en salles dans sa version revisitée. Les enjeux soulevés invitent néanmoins à réfléchir sur ce que pourrait être vraiment cet opus emblématique : faut-il laisser ces défauts noircir notre appréciation globale ?