Trois films de science-fiction méconnus qui auraient pu lancer des franchises

Hollywood, souvent en quête de la prochaine grande franchise, n’a pas toujours su tirer parti du potentiel riche et innovant de certains films de science-fiction. Cet article explore trois titres notables qui, malgré leurs conceptions intelligentes et narrations captivantes, restent isolés comme des chefs-d’œuvre autonomes.

Mise à niveau

« Mise à niveau », le thriller cyberpunk réalisé par Leigh Whannell en 2018, a frappé les esprits avec sa narration immersive et réfléchie sur la vengeance dans un futur où la technologie prévaut. Le film met en scène Logan Marshall-Green dans le rôle de Gray Trace, un mécanicien technophobe dont la vie bascule après une attaque brutale qui le laisse paralysé et tue sa femme. Il reçoit alors un implant expérimental nommé STEM, conçu par Eron Keen (interprété par Harrison Gilbertson), qui lui permet non seulement de retrouver l’usage de ses jambes mais également d’agir comme une machine redoutable. Ce film soulève des questions importantes sur l’autonomie humaine et notre rapport à la technologie.

Trois films de science-fiction méconnus qui auraient pu lancer des franchises

L’univers ultra-technologique introduit par « Mise à niveau » pourrait bénéficier d’une exploration plus approfondie, notamment grâce aux nombreuses possibilités d’améliorations cybernétiques mentionnées au cours du récit. Malgré l’annonce d’une série télévisée liée en mai 2020, celle-ci n’a jamais vu le jour, laissant ce monde prometteur encore largement inexploré.

Ville noire

Réalisé par Alex Proyas, « Dark City » est un film culte sorti en 1998 qui capture son audience avec une esthétique visuelle saisissante et une trame philosophique profonde. Le protagoniste, John Murdoch (joué par Rufus Sewell), se réveille amnésique dans une ville éternellement nocturne contrôlée par des êtres mystérieux appelés les « étrangers ». Ces derniers utilisent leurs capacités psychocinétiques pour manipuler l’environnement urbain ainsi que les souvenirs humains.

La richesse narrative suggérée chez ces antagonistes invite forcément à imaginer d’autres récits : quelles autres anomalies pourraient exister ? Comment évolue cette ville manipulateur après qu’elle ait été libérée ? Des discussions autour d’une extension via une série télévisée ont circulé depuis des années sans concrétisation définitive suite aux rumeurs persistantes autour du projet.

Possesseur

Sorti en 2020 sous la direction de Brandon Cronenberg, « Possesseur » est synonyme d’une réflexion troublante sur l’identité humaine via une lentille horrifique et psychologique. Au centre du récit se trouve Tasya Vos, interprétée par Andrea Riseborough, assassin corporatif capable d’utiliser une technologie invasive pour inhabiter temporairement le corps autrui afin d’exécuter ses missions fatales. La complexité émotionnelle attendant chaque transfert génère un crescendo angoissant alors que Tasya perd peu à peu contact avec son propre être.

Le cadre dystopique préfigure potentiellement plusieurs histoires alternatives autour des pratiques secrètes au sein même de son organisation ou même des victimes affectées par cette manipulation intrusif. Ces films témoignent tous des explorations territoriales encore inavouées mériteraient toute leur attention pour évoluer vers quelque chose de bien plus vaste que leurs présentations initiales ont pu laisser transparaître. Quel autre film considérez-vous comme sous-estimé avec un fort potentiel ? Partagez-nous votre avis dans les commentaires !