Trump licencie la commissaire du Bureau of Labor Statistics suite à des chiffres d’emploi décevants

- Trump licencie la commissaire du BLS après des chiffres d'emploi décevants.
- Il critique la fiabilité des données et veut un responsable plus compétent.
- Ce changement soulève des inquiétudes sur la crédibilité des statistiques économiques.
- Des experts craignent que cette décision n'affaiblisse la confiance dans les données et provoque un chaos économique.
Le président Donald Trump a décidé de licencier le Dr Erika Mcentarfer, commissaire au Bureau of Labor Statistics (BLS), après la publication de données d’emploi jugées insatisfaisantes. Ce licenciement fait suite à un rapport révélant que les États-Unis n’ont ajouté que 73 000 emplois en juillet, manquant ainsi l’objectif de 106 000 emplois.
Des chiffres d’emplois préoccupants
Après une annonce décevante sur le marché de l’emploi, le président Trump a exprimé ses frustrations concernant les données fournies par le BLS. Il a répondu par un tweet affirmant : « Nous avons besoin de numéros d’emploi précis. J’ai ordonné à mon équipe de licencier ce nommé politique de Biden, immédiatement. Elle sera remplacée par quelqu’un de beaucoup plus compétent et qualifié ».
Les changements dans les rapports sur l’emploi ne sont pas inédits, car le BLS révise régulièrement ses estimations en fonction des données supplémentaires disponibles ultérieurement. Cependant, cette fois-ci, ces révisions ont été particulièrement marquées, entraînant moins d’emplois créés en mai et juin que précédemment annoncé.
Les conséquences du licenciement
Le secrétaire au travail Lori Chavez-Deremer a déclaré que William Wiatrowski servirait comme commissaire par intérim pendant la recherche du remplaçant. Le chômage aux États-Unis s’élève désormais à 4,2%, tandis que la participation à la population active a légèrement diminué pour atteindre 62,2%.
Des économistes alertent sur les effets néfastes possibles causés par ce licenciement sur la crédibilité des données économiques américaines. Jed Kolko du Peterson Institute for International Economics a écrit : « Le licenciement de la tête du BLS est un préjudice intentionnel à cinq alarmes à l’intégrité des données économiques américaines ». De même, Skanda Amarnath a souligné que cela pourrait endommager durablement la confiance envers les statistiques fournies.
Une réaction généralisée
Ernie Tedeschi, directeur à Yale Budget Lab, estime qu’une surestimation significative avait déjà eu lieu dans les résultats passés et rappelle que tirer sur le messager n’est pas constructif. Julie SU, ancienne secrétaire du travail sous Joe Biden, mentionne quant à elle qu’il s’agit là d’une réaction typique d’une personne qui rejette des faits incommodes.
Max Stier du Partnership for Public Service avertit : « Si les décideurs commencent à douter de l’intégrité des chiffres. cela créera un chaos qui réduira les investissements commerciaux et les dépenses de consommation ».
Enfin, Trump n’a pas épargné non plus la Réserve fédérale qu’il accuse de « jouer » avec la politique économique américaine : « La Fed devrait également être mise au pâturage », déclarant sa volonté répétée depuis plusieurs mois d’écarter Jerome Powell.
Ce tournant marque une nouvelle étape dans l’interaction entre politique et statistiques économiques aux États-Unis alors que confiance publique face figures institutionnelles s’érode visiblement.