Le président Donald Trump a annoncé qu’il envisage de privatiser Fannie Mae et Freddie Mac, deux géants hypothécaires sous contrôle gouvernemental depuis 2008. Alors que cette décision pourrait engager des changements significatifs sur le marché immobilier, des critiques pointent un risque d’augmentation des taux hypothécaires.

- Donald Trump envisage de privatiser Fannie Mae et Freddie Mac.
- Il prévoit de discuter avec le secrétaire au Trésor et le directeur de la FHFA.
- Des critiques craignent une augmentation des taux hypothécaires.
- La privatisation pourrait permettre au gouvernement de réaliser plusieurs centaines de milliards.
Trump envisage la privatisation de Fannie Mae et Freddie Mac
Mercredi, lors d’une déclaration sur Truth Social, Donald Trump a affirmé qu’il accorde une « très sérieuse considération » à la possibilité de porter Fannie Mae et Freddie Mac sur le marché public. Selon lui, les entreprises « se portent très bien », ajoutant que « le moment semblerait avoir raison ».
Pour élaborer cette décision stratégique, il prévoit d’échanger avec plusieurs responsables économiques, dont le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le directeur de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) William Pulte.
Prendre ces institutions publiques signifierait les retirer de la tutelle gouvernementale qu’elles connaissent depuis leur sauvetage en 2008. Déjà sous son premier mandat, Trump avait tenté sans succès cette réforme. Les adversaires craignent qu’elle n’entraîne une flambée des taux hypothécaires.
Discussion avec des responsables économiques
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré : « Aucune tutelle ne devrait être indéfinie ». Toutefois, il insiste sur l’importance de concevoir soigneusement toute mesure avant sa mise en œuvre.
William Pulte, directeur de la FHFA, a également exprimé ses réserves : « Fannie et Freddie ne devraient pas être en garderie pour toujours. mais il est essentiel de garantir que toute discussion sur la sortie de la tutelle prenne en compte la sécurité financière tout autant que l’impact potentiel sur les taux hypothécaires ».
Conséquences potentielles
Les actions de ces entreprises ont connu une forte hausse cette année. Des analystes chez PIMCO notent que bien que la re-privatisation puisse bénéficier aux actionnaires, cela pourrait aussi conduire à une augmentation des coûts pour les emprunteurs.
Cette déclaration intervient dans un contexte où le déficit fédéral suscite préoccupation. Le président promeut actuellement un projet monumental susceptible d’accroître considérablement ce déficit.
Évaluation économique
Les experts estiment que le gouvernement pourrait réaliser plusieurs centaines de milliards en vendant ses parts dans ces sociétés vétérans du secteur immobilier américain.