Dans une interview publiée par l’Atlantique, le président Donald Trump a exprimé des réserves sur l’application de messagerie Signal, évoquant les leçons tirées d’une récente incursion de sécurité impliquant son administration.
Une leçon apprise
Dans cette interview, Trump a déclaré : « Je pense que nous avons appris: peut-être pas d’utiliser Signal, d’accord ? » Il a conseillé explicitement aux utilisateurs potentiels de ne pas utiliser cette plateforme, malgré sa popularité parmi certains responsables. « Si vous voulez connaître la vérité. Je dirais franchement à ces gens de ne pas utiliser Signal », a précisé Trump.

Un incident embarrassant
Un message a été ajouté accidentellement à un groupe sur Signal contenant plusieurs hauts responsables américains. Ce groupe, intitulé « Houthi PC en petit groupe », incluait notamment Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, ainsi que Tulsi Gabbard, directeur du renseignement national, et Marco Rubio, secrétaire d’État.
Réaction trompeuse et défense des collaborateurs
Dans un premier temps, Trump n’était pas au courant de cette brèche dans la sécurité des informations confidentielles. Cependant, il a ensuite pris la défense des membres concernés tels que Waltz et Hegseth : « Comment apportez-vous Hegseth dedans ? Je ne sais pas que ce Signal fonctionne. Je pense que le Signal pourrait être défectueux, pour être honnête avec vous ».
Signal réagit face aux accusations
Lancées en 2014 comme application gratuite et sécurisée avec cryptage intégré, les services offerts par Signal sont récemment remis en question par certains commentaires concernant leur vulnérabilité potentielle. Dans un article publié sur X, Signal avait déjà réfuté les affirmations circulant sur internet qui prétendaient qu’il y avait des failles dans leur technologie.
Signal écrivait alors : « Le mémo a utilisé le terme ‘vulnérabilité’ – mais cela n’avait rien à voir avec la technologie… Il avertit contre les escroqueries de phishing ciblant les utilisateurs ».
Cette situation soulève encore plus d’inquiétudes quant à la sécurité numérique dans l’administration actuelle et souligne les défis auxquels font face les applications grand public lorsqu’elles traitent avec des informations sensibles gouvernementales.
Ce cas laisse entrevoir une intensification nécessaire du débat autour des mesures mises en place pour assurer la protection des communications officielles dans un monde où numériques semblent prévaloir sur les plateformes traditionnelles.