Femme tuée par son ex-conjoint : une tragédie en Loire-Atlantique
Mardi 25 novembre, Nathalie G. âgée de 49 ans, a été poignardée à mort par son ex-conjoint Pascal G. 57 ans. Ce meurtre survient alors que des dispositifs légaux auraient dû la protéger après des menaces antérieures. L’homme s’est ensuite suicidé.

La soirée aurait pu être festive pour Nathalie, qui se rendait chez sa fille dans le petit village de La Haut Roquette à Saint-Colomban pour l’anniversaire de son gendre. C’est en quittant les lieux avec sa fille vers 20 heures que Pascal G. a surgi et « porté de nombreux coups de couteau » à Nathalie, selon Antoine Leroy, procureur de la République de Nantes. Malgré l’intervention rapide des secours qui ont tenté pendant près d’une heure de réanimer la victime, celle-ci est décédée à 21 heures.
Le lendemain matin, un dispositif de recherche est mis en place par la gendarmerie régionale. Le téléphone de Pascal a été retrouvé à son domicile à La Montagne (44), mais son véhicule était introuvable. Il sera finalement découvert mort en fin de matinée du mercredi 26 novembre ; « Il s’était donné la mort par pendaison », indique Antoine Leroy.
Pascal G. avait déjà un passé judiciaire lourd puisque le tribunal correctionnel de Nantes l’avait condamné le 9 mai 2023 pour menaces réitérées envers Nathalie et leur fils à un an d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans et une interdiction d’entrer en contact avec ses victimes ou leur domicile. Un « téléphone grave danger » (TGD) lui avait été attribué le 9 juin 2023 pour assurer sa protection ; cependant, ce dispositif a été retiré car elle ne l’estimait plus utile depuis le 27 septembre précédent.
Cette agression dramatique intervient au moment où se déroule la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. « Ces tragiques événements (.) rappellent à tous la très grande vigilance qui doit être la nôtre (…) même lorsque tous les dispositifs législatifs protecteurs [.] ont pu être utilisés », souligne Antoine Leroy.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la question cruciale des moyens mis en œuvre pour protéger les victimes des violences conjugales et rappelle que malgré les lois existantes, beaucoup reste encore à faire dans ce domaine sensible.