Un iPhone sur un drapeau chinois
Un rapport récent a mis en lumière la présence d’applications VPN hébergeant des liens avec des entreprises chinoises, potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale. Près de 20% de ces applications sont liées à Qihoo 360, une société sanctionnée par les États-Unis. Apple est donc sous le feu des critiques concernant sa politique de vérification dans l’App Store.

Des utilisateurs exposés à des risques importants pour leur sécurité
L’étude menée sur les services VPN présente une réalité alarmante : près d’un utilisateur sur cinq utilise un service possédé par une entreprise chinoise. En Chine, ces sociétés sont soumises à des lois strictes qui les obligent à partager les données de navigation avec le gouvernement. Le risque accru que cela pose pour les utilisateurs est particulièrement préoccupant.
Les réactions d’experts mettent en lumière les lacunes d’Apple
Michelle Kuppersmith, directrice générale de la campagne pour la responsabilité, indique que ce rapport révèle un « cauchemar de sécurité nationale ». Selon elle, Apple devrait prendre des mesures immédiates pour informer ses utilisateurs sur le risque lié aux applications appartenant à des sociétés chinoises.
Elle souligne que le processus actuel de vérification d’Apple au sein de l’App Store n’est pas suffisant. Les directives stipulent clairement que « les services VPN ne devraient pas vendre, utiliser ou divulguer » leurs données personnellement identifiables. Cependant, bon nombre des services proposés semblent ignorer cette règle cruciale.
Un historique complexe entre Apple et ses obligations légales en Chine
La relation entre Apple et ses obligations légales vis-à-vis du gouvernement chinois n’est pas nouvelle ni simple. D’une part, il est clair qu’Apple doit se conformer aux réglementations locales, ce qui complique son fonctionnement concernant certains produits comme les VPN.
En effet, Apple a déjà retiré plusieurs apps dissidentes face aux directives imposées par Beijing; cela comprend notamment les services VPN incapables de s’adapter aux réglementations sur la cybersécurité du pays. Auparavant en 2017, ils avaient dû établir un partenariat avec Alibaba afin que leurs propres contenus soient filtrés selon ces restrictions légales.