Mark Zuckerberg intensifie ses rencontres avec Donald Trump et son entourage en vue d’un procès fédéral qui pourrait avoir des conséquences majeures pour Meta. La FTC accuse l’entreprise de pratiques anticoncurrentielles, notamment l’acquisition d’Instagram et de WhatsApp pour protéger son monopole. L’ouverture du procès est prévue le 14 avril devant un tribunal fédéral à Washington.
Mark Zuckerberg cherche à influencer la FTC par ses connexions politiques
Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, multiplie les discussions avec Donald Trump et ses conseillers afin de favoriser l’abandon de poursuites engagées contre lui par la FTC (Federal Trade Commission). Ces rencontres surviennent alors qu’un procès crucial se profile à l’horizon, prévu le 14 avril 2023.

Zuckerberg privilégie des réunions stratégiques avant le procès
Selon plusieurs rapports médiatiques, le dirigeant s’est rendu plusieurs fois à la Maison-Blanche, avec une visite récente confirmée mercredi dernier. De plus, il a été vu à Mar-a-Lago, résidence privée du président Trump en Floride. Les sujets abordés lors de ces réunions incluent principalement les accusations avancées par la FTC concernant les pratiques anticoncurrentielles.
La FTC avait déjà intenté une action en justice contre Meta fin 2020, reprochant à l’entreprise ses rachats d’Instagram et WhatsApp dans le but d’éliminer toute menace potentielle à son monopole sur les réseaux sociaux.
Les enjeux politiques autour des grandes entreprises technologiques
Cette approche rapprochement n’est pas unique à Zuckerberg; d’autres leaders du secteur tech ont également flatté Trump durant sa présidence. Ce dernier a été considéré comme un défenseur potentiel pour réduire les réglementations dans ce domaine afin de promouvoir l’innovation. Dans cette optique, il a nommé Andrew Ferguson à la tête de la FTC pour remplacer Lina Khan, connue pour sa sévérité envers les géants technologiques durant le mandat précédent.
Ferguson lui-même a critiqué Biden et signalé que « le président Trump m’a nommé pour protéger les Américains dans un marché libre », nettement engageant envers les grands groupes comme Meta tout en atteignant une certaine balance dans ses responsabilités au sein même de la commission.
Il ajoute : « Nous avons un procès qui arrive. Notre équipe se prépare », soulignant ainsi que malgré toutes ces manœuvres, des actions légales sont toujours envisagées contre cet acteur majeur du marché numérique.
La possibilité d’un règlement amiable reste envisageable
Avec la date imminente du procès fixée au 14 avril 2023, certaines voix suggèrent que la FTC pourrait abandonner ses poursuites ou conclure un accord amiable avec Meta. Cela permettrait ainsi d’éviter un affrontement légal prolongé qui pourrait ternir davantage l’image publique du réseau social basé à Menlo Park, Californie.
Actuellement sous pression tant sur le plan judiciaire que publicitaire face aux critiques croissantes vis-à-vis des pratiques adoptées par Meta concernant sa structure monopolistique sur internet et sa manipulation supposée des données utilisateurs, Zuckerberg semble jouer son va-tout dans cette course politique aux ramifications économiques significatives pour tous acteurs concernés dans ce paysage technologique mouvant.