Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a pris la parole ce lundi lors d’un procès antitrust majeur intenté par la FTC (Federal Trade Commission) visant à remettre en question les acquisitions de Meta, notamment celles d’Instagram et de WhatsApp. La FTC accuse Meta d’avoir violé les lois sur la concurrence pour maintenir son monopole dans le secteur des réseaux sociaux.
- Mark Zuckerberg a admis proposer de purger les amis des utilisateurs de Facebook.
- Il a expliqué que Facebook s'est éloigné de ses origines axées sur les connexions amicales.
- La FTC accuse Meta d'avoir acheté Instagram et WhatsApp pour étouffer la concurrence.
- Ce procès pourrait conduire Meta à se séparer d'Instagram et WhatsApp.

Zuckerberg témoigne : un plan audacieux
Dans ses révélations, Mark Zuckerberg a admis avoir proposé en 2022 une idée audacieuse : « Une idée potentiellement folle est d’envisager d’essuyer les graphiques de tout le monde et de les faire recommencer. » Ce concept visait à purger tous les amis des utilisateurs afin de redynamiser Facebook. Tom Alison, directeur de Facebook, a exprimé sa réserve face à cette proposition, soulignant que cela pourrait nuire à l’utilisation fondamentale du réseau social.
Zuckerberg a précisé que la plateforme avait évolué depuis ses débuts et que son but n’était plus exclusivement axé sur les connexions amicales. Il a noté : « La partie de l’ami a été un peu baissée », ajoutant que le flux Facebook se transforme désormais en un espace dédié à la découverte et au divertissement.
Les accusations contre Meta
La FTC donne suite aux acquisitions réalisées par Meta avec l’affirmation qu’elles ont pour but d’étouffer toute concurrence. Le gouvernement soutient que l’achat d’Instagram pour 1 milliard de dollars en 2012 et celui de WhatsApp pour 19 milliards de dollars en 2014 s’inscrivent dans une stratégie plus large nommée « acheter ou enterrer ». Dan Matheson, avocat de la FTC, a déclaré : « Meta a pendant de nombreuses années des bénéfices économiques massifs au-delà de ce que vous vous attendez à voir dans un environnement compétitif ».
De son côté, Mark Hansen, représentant légal du groupe Meta, conteste ces allégations. Dans sa déclaration d’ouverture, il présente le cas comme étant une combinaison erronée entre théorie et réalité juridique. Hansen insiste sur le fait qu’il n’existe pas véritablement de monopole car Meta doit déjà composer avec une intense concurrence provenant notamment des plateformes telles que TikTok et YouTube.
Un procès sans jury
Ce procès pourrait être l’un des débats antitrust les plus marquants depuis plusieurs années. Si la décision penche en faveur des régulateurs fédéraux, cela pourrait contraindre Meta à se séparer d’Instagram et WhatsApp. Ce procès devrait durer jusqu’à huit semaines sous l’œil attentif du juge James Boasberg qui rendra seul son verdict sans jury.
Cette affaire souligne non seulement le débat autour du contrôle monopolistique mais aussi les défis auxquels sont confrontées grandes entreprises technologiques face aux nouvelles attentes réglementaires et sociétales concernant leur pouvoir sur le marché.