Mélanie Thierry dévoile son rôle fascinant dans La chambre de Mariana, où elle incarne une prostituée ukrainienne cachant un enfant juif pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle aborde l’importance de raconter des histoires sur la Shoah et partage sa propre expérience en tant que mère et actrice. L’actrice évoque également ses projets à venir, alors qu’elle s’apprête à jouer dans le film Connemara.
Mélanie Thierry apprend l’ukrainien pour son rôle
Dans le film La chambre de Mariana, Mélanie Thierry joue le rôle d’une prostituée ukrainienne dont la mission est de protéger un jeune garçon juif durant la Seconde Guerre mondiale. Pour se préparer, elle a dû apprendre l’ukrainien et a avoué : « Je me suis dit que si Emmanuel Finkiel m’offrait ce rôle, c’est qu’il me pensait capable d’apprendre l’ukrainien. » Le tournage a été repoussé à cause du conflit actuel en Ukraine, lui permettant ainsi d’approfondir son apprentissage.

Elle souligne que certains membres du casting sont également des acteurs ukrainiens qui ont fui leur pays, ajoutant une dimension poignante au projet. Les enfants venus auditionner ont vécu des expériences difficiles pour rejoindre Paris afin de passer leurs auditions : « Tu récupères des gosses qui sont venus pour passer une audition, qui n’ont pas dormi depuis quarante-huit heures. »
L’importance cruciale de filmer la Shoah aujourd’hui
Lorsqu’on lui demande pourquoi il est vital de continuer à réaliser des films sur la Shoah, elle répond avec conviction : « C’est vraiment essentiel. Le négationnisme est partout. » Selon Thierry, il ne faut pas réécrire l’Histoire pour éviter que les atrocités passées se reproduisent. Elle estime même que sa participation au film représente sa contribution personnelle au devoir de mémoire.
Le constat est alarmant ; selon elle, il existe encore un grand nombre susceptibles d’égarer les faits historiques : « Ce film ne réécrit pas l’Histoire… Il faut absolument garder cette mémoire vivante ! »
Sa vie familiale épanouissante influence son jeu
Mélanie Thierry parle sincèrement de son expérience maternelle dans son interprétation du lien entre Mariana et Hugo, le petit garçon qu’elle protège : « J’ai tenté de ne pas être trop maternelle puisque Mariana n’est pas vraiment une mère. Mais j’aime être mère. » Sa passion pour sa vie familiale transparaît dans ses propos où elle exprime combien être maman la rend heureuse.
Elle poursuit en soulignant comment chaque moment passé avec ses enfants constitue sa plus grande joie : « J’adore me lever à 6 heures tous les matins. Cette vie-là me satisfait et m’épanouit pleinement. »
Préparation d’un nouveau défi avec le film Connemara
Mélanie sera prochainement sur scène avec Connemara, sous la direction d’Alex Lutz. Dans ce long-métrage, elle joue Hélène, une femme en crise qui revient aux racines familiales après avoir quitté Paris. Interrogée sur ce personnage qui partage certaines similitudes avec elles-mêmes, Mélanie déclare avoir trouvé un écho dans le parcours personnel d’Hélène en tant que transfuge de classe.
Elle note également ces réflexions liées à l’âge adulte où chaque décennie apporte son lot de changements : « À 40 ans, on commence à avoir un dessein qui est soit satisfaisant soit décevant. »
Réflexion sur carrière et évolution des rôles féminins
Consciente des défis auxquels font face les femmes dans l’industrie cinématographique passée 45 ans, Mélanie reste positive quant aux rôles disponibles aujourd’hui : « Il y a plus de rôles pour des femmes de 45 ans. » Selon elle, ceux-ci deviennent enfin cohérents par rapport aux tranches d’âge réelles des actrices.
En regard vers le passé concernant ses choix professionnels précoces – comme poser nue étant mineure – elle conclut qu’il existe une meilleure prise en charge maintenant grâce aux coordinations mises en place afin d’assurer confort et sécurité aux jeunes talents pendant les productions.