Un ex-conseiller technologique des États-Unis avertit que les offres à 1 $ d'OpenAI pourraient coûter cher

Des accords d’un dollar pour l’intelligence artificielle : un coût caché à évaluer

Les récentes déclarations de Sid Ghatak, ancien conseiller de l’administration Biden sur l’intelligence artificielle (IA), soulignent les implications financières derrière les accords à bas prix proposés par des entreprises comme OpenAI et Anthropic. Ces contrats pourraient dissimuler des coûts additionnels significatifs pour le gouvernement fédéral.

Un ex-conseiller technologique des États-Unis avertit que les offres à 1 $ d’OpenAI pourraient coûter cher

Sid Ghatak a été directeur de la General Services Administration (GSA) entre 2020 et 2024, période durant laquelle il a supervisé les données et analyses de l’agence. Il évoque les éventuels pièges financiers liés aux accords qui semblent avantageux. « Que signifie vraiment 1 $ ? Est-ce que cela signifie un accès au modèle ouvert et ce calcul sera facturé progressivement ? » s’interroge Ghatak.

OpenAI avait récemment annoncé qu’elle offrait aux agences fédérales un accès annuel à ses modèles IA pour seulement 1 $ par agence. De son côté, Google a également proposé ses produits d’IA sous son programme Gemini pour le gouvernement à un tarif attractif de 0,47 $, valable jusqu’en 2026. Casey Coleman, ancien directeur de l’information à la GSA (2007-2014), soutient que donner accès à ces outils permettrait aux employés fédéraux d’améliorer leur performance : « Cela aidera à rendre les gens productifs dans leur travail public plutôt que dans la gestion bureaucratique. Ils ne vont pas là-bas pour gérer des workflows bureaucratiques. »

Enfin, alors qu’OpenAI et Anthropic continuent leurs collaborations avec le gouvernement américain, OpenAI ayant obtenu précédemment un contrat de 200 millions de dollars versé par le ministère américain de la Défense, Sid Ghatak reste prudent quant aux véritables coûts associés aux nouvelles technologies IA dont se dotent les administrations publiques. La question demeure donc : où se situe réellement le seuil économique entre innovation technologique coûteuse et investissements nécessaires ?

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