Dans une tribune publiée le 27 mai dans le quotidien israélien Haaretz, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, qui a dirigé le pays de 2006 à 2009, accuse l’État d’Israël de mener une campagne de « destruction criminelle » à Gaza. Il qualifie les actions israéliennes de « crimes de guerre » et dénonce une stratégie gouvernementale visant à infliger des souffrances à la population civile palestinienne.

- Ehud Olmert accuse Israël de crimes de guerre à Gaza.
- Il décrit les actions israéliennes comme une « guerre de dévastation ».
- Olmert affirme que cette violence est le résultat d'une politique gouvernementale consciente.
- Il critique Benjamin Netanyahu pour tenter de brouiller les responsabilités.
Des accusations sévères contre la politique gouvernementale
Ehud Olmert décrit les événements récents comme une « guerre de dévastation ». Il affirme : « Ce que nous faisons à Gaza aujourd’hui, c’est une guerre de dévastation : des meurtres de civils aveugles, sans limite, cruels et criminels ». Alors qu’il avait souvent défendu Israël face aux accusations internationales précédentes, il admet un changement radical d’opinion.
Selon lui, cette violence n’est pas due à des excès isolés mais constitue un choix politique conscient. Il souligne qu’il s’agit du résultat d’une politique « gouvernementale, consciente et malveillante » dictée par le pouvoir en place.
Un tournant dans sa perception des événements
Olmert stipule que son point de vue a changé ces dernières semaines. Il accuse Israël d’appliquer une stratégie systématique visant à priver la population gazaouie d’éléments essentiels tels que nourriture, médicaments et autres produits nécessaires. Dans ses mots : « Nous avons privé les Gazaouis d’accès à la nourriture, aux médicaments et aux produits de première nécessité dans le cadre d’une politique explicite ».
L’ancien premier ministre ne manque pas non plus de critiquer Benjamin Netanyahu, affirmant qu’il tente intentionnellement de brouiller les ordres qu’il donne pour éviter toute responsabilité pénale future. Olmert poursuit en précisant : « Certains [de ses partisans] le disent ouvertement. ‘Oui, nous allons affamer Gaza.’ Puisque tous les Gazaouis appartiennent au Hamas, il n’y a aucune limite morale ou opérationnelle à leur extermination, soit plus de deux millions de personnes ».
Un discours qui interpelle sur l’avenir du conflit
Les déclarations d’Ehud Olmert viennent rappeler la complexité du conflit israélo-palestinien et soulèvent des questions cruciales sur les responsabilités individuelles au sein du gouvernement israélien face aux actes violents perpétrés contre civils palestiniens. Son appel clair envers le changement est un tournant qui pourrait influencer les prochains développements politiques tant en Israël qu’à l’international concernant cette crise humanitaire persistante à Gaza.